Les sénatoriales du 27 septembre 2026 s’annoncent très disputées dans les Alpes-Maritimes. Alors que cinq sièges sont à pourvoir, plusieurs candidatures sont déjà annoncées. Qui sont ces personnalités politique qui ambitionnent cette fonction ?
Le département des Alpes-Maritimes va renouveler ses cinq sièges le mois prochain dans la Haute Chambre. Dans un paysage majoritairement à droite, le collège des grands électeurs doit choisir entre une droite scindée et une gauche qui tente d’exister.
Six ans auparavant, Les Républicains (LR) avaient gagné tous les sièges. Depuis l’implantation à Nice d’Éric Ciotti avec l’Union des Droites pour la République (UDR), et son alliance avec le Rassemblement National (RN), l’échiquier politique a grandement évolué sur la Côte d’Azur. Les municipales de 2026 ont notamment fait basculer Nice, Menton et Cagnes-sur-Mer, changeant l’équilibre politique local. Dans les Alpes-Maritimes, ce sont les 2 500 élus locaux qui détermineront qui seront les prochains sénateurs.
Une droite fragmentée
Depuis la création de l’UDR en août 2024, la droite n’est plus du tout unie dans les Alpes-Maritimes. La preuve en est chez les LR. La Commission Nationale d’Investiture (CNI) a validé les deux listes conduites par les deux sénatrices sortantes : Dominique Estrosi-Sassone et Alexandra Borchio-Fontimp.
Cette dernière semblait tout de même prête à se présenter sans l’investiture de son parti. Si les deux Sénatrices sortantes auraient fait liste commune, la parité homme-femme aurait obligé que l’une d’elle se déclare tête de liste et l’autre troisième, remettant fébrilement en cause son mandat.
Face à ces deux listes, le Professeur Laurent Castillo, député européen, est la tête de liste de l’alliance UDR-RN. Il est suivi de l’adjointe à la marie de Nice, Gaëlle Frontoni, et du sénateur sortant Henri Leroy qui a rejoint ladite alliance. Pour la liste du professeur de médecine, l’enjeu est de confirmer la progression de l’alliance UDR-RN dans le département des Alpes-Maritimes, mettant inévitablement fin au grand chelem des LR.
Une gauche qui s’efforce de trouver une place
Bien que le département soit majoritairement à droite, La France Insoumise (LFI) a déjà une liste complète. À la tête c’est Adrien Nouet, conseiller municipal d’opposition d’Antibes, qui porte leur voix.
En face, le Parti Communiste Français (PCF) et le Parti Socialiste (PS) font alliance. C’est l’unique maire communiste des Alpes-Maritimes, Francis Tujague, maire de Contes, qui mène la liste. Jean-Christophe Picard quant à lui, a évoqué faire cavalier seul, conduisant seul sa propre liste sénatoriale pour le parti des Écologistes.
Les listes des candidats doivent être complètes avec cinq sénateurs et deux suppléants sur chacune. Ils peuvent les déposer du 7 au 11 septembre à la préfecture des Alpes-Maritimes.
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