Commémoration : hommage aux chasseurs des combats de Sidi Brahim

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Ce mercredi 23 septembre 2026 s’est tenue la commémoration des combats de Sidi Brahim. Un hommage solennel aux chasseurs s’est tenu entre rappel des faits d’armes de 1845, discours élogieux et dépôt de gerbes.

À l’occasion de la cérémonie commémorative des combats de Sidi Brahim, la mémoire militaire s’est ravivée à Nice, ce mercredi 23 septembre. À onze heures du matin, dans le jardin des Chasseurs Alpins, sur l’avenue des Diables Bleus, les participants se sont recueillis devant la stèle des soldats bleus.

En hommage aux soldats tombés en Algérie entre le 23 et le 26 septembre 1845, le général Alfred Morel, vice-président de l’Amicale nationale du 22e Bataillon de Chasseurs Alpins (BCA) et des Troupes de Montagne, a rappelé la genèse de ces unités, créées en 1840. Il a par ailleurs ravivé la traditionnelle formule rituelle : « Par le duc d’Orléans, et par le clairon Roland qui sonna la charge de Sidi Brahim, vous répondrez bien fort : Vive les chasseurs ! » que tous acclamèrent.

La parole a ensuite été donnée à Michel Gasiglia, également membre de l’amicale, qui a précisé le sens profond de ce rassemblement. « Ce que nous célébrons, ce n’est évidemment pas l’issue tragique de la lutte, mais le courage et l’abnégation d’hommes qui se sont battus contre tout espoir. » Il a également rappelé comment les 350 chasseurs du 8e bataillon et les 60 hussards ont fait face aux milliers de combattants de l’émir Abd el-Kader.

Un devoir de mémoire partagé

Au nom de la municipalité, Maître Hervé de Surville, conseiller municipal et métropolitain délégué aux anciens combattants, s’est exprimé pour représenter le maire de Nice, Éric Ciotti. Il a souligné le « grand honneur » de pouvoir s’exprimer en ce jour tout en rendant hommage aux soldats de 1845.

Dans un hommage appuyé et ponctué de mots forts, l’élu a rappelé que « ces héros sont allés verser leur sang au-delà des frontières de la métropole pour la France, pour la patrie. Ils ont versé leur sang sans réfléchir parce qu’ils avaient un idéal, celui de la France ! » Il a également mis en avant la portée qu’ont eue ces actes par la suite, notamment à travers la célèbre formule militaire : « Faire Sidi Brahim jusqu’à la dernière cartouche, ça veut dire assurer la mission jusqu’au sacrifice suprême. »

La cérémonie s’est conclue par le dépôt solennel de trois gerbes, au nom de l’amicale du 22e BCA, du Conseil départemental des Alpes-Maritimes ainsi que de la ville de Nice. Elle s’est achevée par la sonnerie aux morts, une minute de silence et l’interprétation de l’hymne national joué par l’ensemble musical des pompiers de la ville.

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