Sénatoriales : comment fonctionne l’élection des sénateurs ?

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Les élections sénatoriales se dérouleront le 27 septembre prochain. Les candidats des Alpes-Maritimes doivent déposer une liste complète du 7 au 11 septembre. À quelques mois de l’élection présidentielle, les « grands électeurs » vont devoir voter pour élire les sénateurs qui les représenteront pour six ans. Alors, comment se passent ces élections ? 

Les 348 sénateurs sont élus pour une durée de six ans. Pour que la Chambre haute assure sa fonction de stabilisateur institutionnel, comme l’ont pensé le Général de Gaulle et Michel Debré, elle est renouvelée de moitié tous les trois ans. Cette année, c’est la série 2 qui renouvelle ses sièges.

Grands électeurs, scrutin proportionnel : comment sont élus les sénateurs ?

Ceux qui vont pouvoir voter sont les grands électeurs. Ces électeurs vont voter pour une liste de plusieurs candidats prétendant au poste. Ce corps électoral sénatorial compte environ 162 000 personnes, composé de députés, de sénateurs, de conseillers régionaux et départementaux, ainsi que de conseillers municipaux. Ce qui fait du Sénat le représentant des collectivités territoriales. Pour les élections de 2026, ils seront environ 93 000 grands électeurs convoqués.

Cela est possible par le suffrage universel indirect, les citoyens ne doivent donc pas se déplacer aux urnes. Ici, c’est un collège fermé d’élus locaux qui va voter pour un sénateur ou plus, selon la démographie du département.

S’il est moins peuplé, c’est un scrutin majoritaire à deux tours qui est mis en place. Pour l’emporter dès le premier tour, il faut obtenir la majorité et au moins les voix de 25% des électeurs inscrits.

Pour les départements plus peuplés, trois sénateurs ou plus sont élus. C’est le cas des Alpes-Maritimes, qui comptent cinq sénateurs. Ici, c’est le scrutin proportionnel à un tour qui s’applique. Concrètement, les sièges sont répartis selon la moyenne de pourcentage le plus haut.

Les Alpes-Maritimes : une bataille pour cinq sièges

Il faut élire cinq sénateurs dans les Alpes-Maritimes. Les prétendants ont donc besoin d’une liste composée de sept candidats, avec cinq titulaires et deux suppléants. Pour chacune des listes, il faut bien évidemment respecter la parité homme-femme.

Ce département est le bastion historique du parti Les Républicains (LR : ndlr). Pourtant, les gains de l’alliance UDR-RN (Union des Droites pour la République et Rassemblement National) dans la région par le biais des municipales en mars 2026 ont rebattu les cartes.

Les victoires dans les grandes villes telles que Menton et Nice leur permettent alors d’avoir une masse favorable de grands électeurs. 95% des grands électeurs sont des conseillers municipaux. Cette recomposition politique des Alpes-Maritimes met la droite traditionnelle face à un enjeu existentiel : celui de conserver une majorité de sièges.

Le Sénat reste tout de même à majorité LR. Le RN dispose seulement de trois sièges au Palais du Luxembourg, ne lui permettant pas d’obtenir un groupe parlementaire officiel. Il faut atteindre dix sénateurs pour pouvoir en former un. Le département maralpin est alors hautement stratégique, car la liste du Professeur Laurent Castillo pourrait, selon les projections, gagner deux à trois sièges.

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