Le PCF fait sa rentrée politique sous la bannière de l’union de la gauche et de l’écologie

Le PCF a fait sa rentrée politique ce samedi 5 septembre 2026 sur la place Saint-Roch. L’objectif de la nouvelle année politique est celui des élections sénatoriales du 27 septembre prochain. La tête de liste, Francis Tujague, a annoncé une union des forces de gauche et écologistes pour faire barrage à l’extrême droite dans les Alpes-Maritimes.

Le Parti Communiste Français (PCF) 06 s’est retrouvé en face de sa permanence pour faire sa rentrée politique ce samedi 5 septembre. Dans une ambiance festive accompagnée d’un groupe de musique, la fédération du PCF 06, menée par Julien Picot, a particulièrement abordé la question des sénatoriales du 27 septembre 2026.

Francis Tujague, maire de Contes depuis trente ans, était présent pour annoncer qu’il était la tête de liste de l’union de la gauche et de l’écologie pour les sénatoriales. Cela s’inscrit dans le combat du PCF 06 contre « l’extrême droite qui monte de façon extrêmement dangereuse », particulièrement dans les Alpes-Maritimes selon le candidat.

Une union pour faire barrage à l’extrême droite

Aux côtés du sénateur communiste Ian Brossat, d’autres figures du paysage politique niçois sont apparues, telles que les écologistes Juliette Chesnel-Le Roux et Laurent Lanquar-Castiel. Le maire de la seule ville communiste des Alpes-Maritimes explique cette union comme un besoin surpassant les différences partisanes : « L’existence des différences, c’est certain. Mais sont-elles assez importantes pour se séparer ou s’affronter ? Non ! »

L’enjeu pour la liste est d’emporter un siège au Palais du Luxembourg. Lors des dernières élections il ne leur manquait seulement qu’une vingtaine de voix, confie ledit maire. Pour le 27 septembre, la liste présentée est menée naturellement par le Francis Tujague qui a mis d’accord l’ensemble des acteurs. La candidature rassemble ensuite Fouzia Ayoub, Jean-Louis Fiori, Michèle Muratore, Jean-Louis Alunno, suivi des suppléants Chantal Carrié et Cédric Garoyan

La raison est claire : « le département est devenu le sinistre laboratoire » de « la droite extrême (ndlr : UDR) et l’extrême droite (ndlr : RN), qui sont plus que jamais aux portes du pouvoir », acclame Fouzia Ayoub, applaudie par le public. Julien Picot qualifie ainsi cette liste d’ « unie et républicaine. » Selon le PCF 06, elle pourrait contrer la création d’un groupe parlementaire du Rassemblement National au Sénat. 

Un programme axé vers les services de proximité

Le programme défendu par la liste s’articule tout particulièrement sur le soutien aux collectivités locales et du maintien des services publics de proximité. Chacune des personnalités a essentiellement dénoncé l’hypocrisie des parlementaires de droite présentent à l’Assemblée nationale et au Sénat. Francis Tujague souligne en cause le vote de la baisse de huit milliards d’euros des dotations de l’État aux collectivités, paralysant ces dernières dans leur exercice. 

La liste de la gauche unie propose alors dix axes principaux qu’ils mèneront au Palais du Luxembourg s’ils obtiennent un ou plusieurs sièges. Encadrement des loyers, gratuité des transports locaux, accès aux soins particulièrement dans les déserts médicaux, etc. Les mesures socialistes sont nombreuses. 

Programme sénatoriale présentant les 10 axes de l'union de la gauche et des écologistes
Photo : Elisa Maria Pieraggi

La liste doit être posée dès aujourd’hui, lundi 7 septembre jusqu’au vendredi 11 septembre 2026. Les votes des grands électeurs auront lieu le 27 septembre prochain pour élire les cinq futurs sénateurs du département des Alpes-Maritimes

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