Le Tour de France 2026 s’est achevé ce dimanche 26 juillet avec une performance marquante pour Lenny Martinez. À seulement 23 ans, le coureur cannois de la Bahrain Victorious prend la 5e place du classement général et franchit une nouvelle étape dans sa carrière.
Le Tour de France 2026 restera comme un tournant dans la carrière de Lenny Martinez. Le grimpeur cannois boucle les trois semaines de course à la 5e place du classement général, soit le meilleur résultat de sa jeune carrière. À 23 ans, le coureur de Bahrain Victorious dépasse les attentes affichées avant le Grand Départ, alors que la formation hésitait encore entre un objectif au classement général ou une nouvelle quête du maillot de meilleur grimpeur, comme en 2025.
Cette cinquième place récompense une progression régulière observée depuis plusieurs saisons. Lenny Martinez n’a pas remporté d’étape malgré une arrivée très disputée lors de la 19e étape à l’Alpe d’Huez, mais le bilan reste largement positif au terme de trois semaines de compétition. « Pour moi, c’est un tour au-delà de mes attentes, expliquait le Cannois avant le départ de la dernière étape. J’aurais jamais pensé faire top 5 sur un un Tour de France, surtout aussi presque gagner une étape, c’est super et voilà, je suis très content de ça. »
Le maralpin mesure le chemin parcouru depuis l’enfance, lorsque le Tour de France semblait inaccessible : « Je regardais le tour à la télé à l’époque et pour moi c’était impossible. C’est un niveau tellement élevé de faire un top 5 sur un Tour de France, donc c’est quelque chose que j’aurais jamais pensé faire dans ma carrière. »
Une histoire de famille au cœur de la réussite
Cette performance s’inscrit dans une histoire familiale intimement liée au cyclisme. Pendant les grandes étapes de montagne, Miguel Martinez accompagnait son fils au plus près de la course. L’ancien champion olympique se positionnait dans les ascensions pour encourager Lenny et lui tendre des bidons dans les moments clés. Une présence précieuse qui a accompagné le grimpeur azuréen tout au long de cette Grande Boucle.
Le vélo fait partie de l’histoire de la famille Martinez depuis plusieurs générations. Miguel Martinez, champion olympique de VTT à Sydney en 2000 et champion du monde de cross-country, a appris le métier auprès de son père Mariano Martinez, vainqueur du maillot à pois du Tour de France et 6e du classement général en 1972. Après une carrière sur route chez Mapei-Quick Step puis Phonak, Miguel Martinez n’a jamais réellement quitté le vélo. Même après sa retraite sportive en 2006, l’ancien professionnel a continué à s’entraîner presque chaque jour.
La passion du cyclisme se transmet aussi au quotidien. Chaque midi, la famille se retrouve chez les grands-parents. Lenny Martinez rejoint la table après l’entraînement. Miguel Martinez et son frère Yannick, également ancien coureur professionnel, passent partager un café avant de repartir rouler. Une routine familiale qui accompagne la progression du jeune grimpeur depuis de nombreuses années.
Un résultat qui ouvre de nouvelles perspectives
Au-delà du classement final, Lenny Martinez retient surtout la capacité à maintenir un niveau élevé durant les trois semaines de course. Une régularité qui faisait encore défaut lors des précédentes saisons : « Je suis pas passé loin, mais surtout valider en général pour moi sur trois semaines, personnellement, c’est quelque chose de beau. J’ai jamais réussi à faire à faire trois semaines tout bien comme ça et mais j’ai vu que cette année j’étais beaucoup mieux sur les courses aussi d’une semaine et au final chaque année je m’améliore là-dessus donc c’est bien. »
À l’arrivée, l’émotion prenait également une dimension familiale. Le Cannois améliore le résultat obtenu par son grand-père Mariano Martinez, 6e du Tour de France 1972. « Beaucoup d’émotions de finir enfin ce Tour de France. J’ai fait mieux que mon grand-père Mariano, 6e en 1972. Je n’aurais jamais pensé. »
Au fil de la course, les ambitions ont évolué. Un Top 10 paraissait déjà difficile à atteindre dans un peloton particulièrement dense. « Au milieu de ce Tour de France, je me suis dit que ce Top 10 était super relevé, c’était un truc de fou cette année. Et j’arrive à faire Top 5. Roman Kreuziger (son directeur sportif, N.D.L.R.) me disait que j’étais parmi les quatre premiers en termes de force. J’ai dit non toute la course et peut-être qu’il avait raison finalement ! »
Avec cette 5e place à 13min02 du grand vainqueur, Tadej Pogacar, sur le Tour de France 2026, Lenny Martinez confirme son changement de dimension. Le coureur cannois de 23 ans signe le meilleur résultat de sa carrière sur la Grande Boucle. Cette performance prolonge également l’histoire d’une famille qui marque le cyclisme français depuis plusieurs générations.
NicePremium est un média local indépendant et gratuit.
Pour nous aider à continuer, vous pouvez soutenir notre travail à partir de 5 € par mois.
