Alors que Tom Laperche a remporté la Route du Rhum 2026 en franchissant la ligne d’arrivée en Guadeloupe dans la nuit, Alexia Barrier a vécu une tout autre soirée. À bord d’IDEC SPORT-CIC, la navigatrice antiboise a découvert une déchirure sur sa grand-voile et a tenté une réparation dans des conditions difficiles. Malgré cette nouvelle avarie, la skipper poursuit sa progression vers Pointe-à-Pitre.
Une grand-voile déchirée après le passage de la dépression
La nuit a été mouvementée pour Alexia Barrier. Après avoir anticipé le passage d’une dépression tropicale et réduit progressivement la voilure pour faire face au renforcement du vent, la navigatrice doit désormais gérer un nouveau problème technique. La grand-voile de son maxi-trimaran s’est déchirée au niveau du deuxième ris, sur la chute de la voile.
Une avarie qui a contraint la skipper à sortir son matériel de réparation. « La grand-voile est déchirée, donc j’ai un truc, un karma avec les grands-voiles et je vais aller essayer de réparer ça », raconte-t-elle avec humour.
Alexia Barrier a préparé des morceaux de tissu et de l’acétone pour tenter de colmater la partie endommagée. Une intervention loin d’être évidente en pleine mer, de nuit, alors que le bateau continue de bouger au gré des vagues.
La première tentative a d’ailleurs été particulièrement délicate. Au bout de la bôme, dans l’obscurité et avec une mer agitée, la navigatrice a essayé pendant une trentaine de minutes de poser des patchs sur la zone déchirée. Les conditions ne lui ont toutefois pas permis d’obtenir le résultat espéré.
Une réparation compliquée, mais la navigatrice garde son calme
Cette nouvelle difficulté intervient après plusieurs journées éprouvantes. Le passage de la dépression tropicale avait déjà imposé une succession de manœuvres à bord d’IDEC SPORT-CIC. Avec des rafales susceptibles d’atteindre 45 nœuds et une mer formée, Alexia Barrier avait dû réduire progressivement la voilure pour préserver son trimaran.
La fatigue accumulée et les déplacements sur le bateau compliquent également les interventions techniques. La navigatrice doit désormais trouver une solution pour sa grand-voile tout en continuant à gérer seule la navigation.
Malgré la situation, Alexia Barrier ne semble pas inquiète. Son expérience lui permet de relativiser cette avarie, notamment parce qu’une arrivée sans grand-voile reste envisageable. « Pourquoi je ne pleure pas ? C’est parce que je suis plus très loin de l’arrivée et je sais, pour l’avoir déjà fait, qu’on peut terminer une course sans grand-voile. Et puis en plus, je vais réussir à la réparer, donc ça va bien se passer », assure-t-elle. En effet la Maralpine avait connu des situations similaires voir même bien plus délicates lors de son Vendée Globe en 2020.
Alexia Barrier poursuit sa route vers Pointe-à-Pitre
La déchirure ne bloque pas la progression du trimaran. « Ça ne m’empêche pas d’avancer », précise la skipper, qui prépare désormais un empannage afin d’orienter IDEC SPORT-CIC vers la Guadeloupe.
La navigatrice doit donc mener deux opérations de front : poursuivre sa traversée et trouver le moyen de réparer durablement sa voile. Aucune solution définitive n’a encore été annoncée après cette première tentative.
Alors que le vainqueur Tom Laperche a déjà rejoint Pointe-à-Pitre, Alexia Barrier continue de faire face aux imprévus de cette Route du Rhum 2026. Malgré cette nouvelle avarie, la navigatrice antiboise reste déterminée à rallier l’arrivée. « On lâche rien. »
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