Reçus 3/3 à la maison. Largement vainqueur des Boxers de Bordeaux (5-1) grâce à notamment un début de match maitrisé et une fin de match emballante, les Aigles de Nice commencent la semaine de la meilleure des manières à la maison.
Deux jours après s’être fait prendre à revers à Marseille, les Aigles de Nice repartaient pour une semaine chargée avec trois rencontres. Cela commençait ce soir face au champion de France en titre, les Boxers de Bordeaux. Des champions de France qui restent sur deux défaites consécutives sur leurs deux derniers matchs. Tout était possible pour ce match de gala à la patinoire Jean-Bouin.
Et le premier tiers temps n’a pas déçu. Les Aigles sont rentrés dans leur match avec un gros engagement physique, dans la lignée de leur solide prestation de vendredi dernier. Après une première alerte de part et d’autre et de beaux réflexes des deux portiers dès l’entame de la partie, les Niçois ont pris le jeu à leur compte cinq minutes plus tard en profitant d’un temps fort en supériorité numérique. La pression s’est intensifiée jusqu’à la 10e minute et une frappe à bout portant repoussée, avant que Fletcher Anderson ne vienne concrétiser cette entame réussie 30 secondes plus tard portant le score à 1-0 pour les locaux. Dans la foulée, profitant d’une erreur d’appréciation du gardien bordelais hors de sa cage, Teemu Loizeau, assisté de Jules Lefebvre, a permis aux Niçois de faire le break à la 11′ (2-0). Solides offensivement comme défensivement, les Aiglons ont pu compter sur un Alexis Shank impérial dans ses cages, auteur de plusieurs arrêts clés dont une intervention décisive à une minute de la sirène. Malgré une fin de période négociée en infériorité numérique, Nice a conservé son avantage pour regagner les vestiaires avec deux buts d’avance.
Fin de rencontre quasi parfaite
Le rythme s’est adouci au retour des vestiaires, laissant les visiteurs prendre un léger ascendant dans la possession du palet sans pour autant parvenir à débloquer leur compteur. Face à ce bloc bordelais, les Niçois ont procédé par transitions rapides sans se montrer immédiatement dangereux. À la 9′ du second tiers, malgré une ouverture lumineuse entre les lignes pour leur top scorer, les Bordelais se sont de nouveau heurtés à l’efficacité du portier des Aigles. Mieux en place par la suite, Nice a rééquilibré les débats en pesant davantage sur le jeu, sans toutefois emballer la rencontre comme lors de la première manche. Les rares frissons sont venus dans l’ultime minute du tiers. D’abord sur une lourde frappe, puis sur une dernière tentative niçoise à 20 secondes du gong, elle aussi infructueuse. Les deux formations regagnaient ainsi les vestiaires sur un score inchangé.
Au retour sur la glace, les Bordelais se montraient plus incisifs et tranchaient davantage dans leurs offensives. Dominés, les Niçois faisaient le dos rond et subissaient la pression en s’appuyant sur un bloc collectif irréprochable. Dans les dix dernières minutes, les débats se rééquilibraient. Accrochés corps et âme à leur avantage et déterminés à préserver leur clean sheet, les Aiglons restent intraitables. Mieux encore, ils assènent le coup de grâce en fin de rencontre.
À 6 minutes de la sirène, Lucas Colombin, assisté par Maxime Zoumatcheff et Louis Cirgues, venait alourdir la marque. Moins de trente secondes plus tard, Teemu Loizeau s’offrait un doublé sur des assistances de Rolands Vigners et Louis Cirgues. Portant le coup de grâce, 4-0 à cinq minutes du terme.
Héroïque tout le match, Alexis Sank ne pouvait que concéder la réduction du score de Quentin Tomasino pour Bordeaux. Mais Nice ne cèdait pas et joue l’offensive jusqu’à la fin du match inscrivant un cinquième but par l’intermédiaire d’Alexandre Gagnon assisté de Samuel Regis. Score final 5-1 pour les niçois.
Les Aiglons toujours intraitables dans leur « chaudron »
Si le tableau d’affichage affiche un très lourd (5-1) au coup de sifflet final, la rencontre a basculé lors d’un deuxième tiers-temps irrespirable où les Aiglons ont dû faire le dos rond face aux assauts bordelais. « On n’arrivait à rien, on ne sortait pas un palet. Franchement, sortir à 2-0 à la fin du deuxième tiers, c’est un miracle », reconnait lucidement l’attaquant Teemu Loizeau. Mais en s’appuyant sur un bloc défensif de fer et des transitions percutantes, les hommes de Marc-André Lévesque ont parfaitement appliqué le plan de jeu pour faire plier le champion de France en titre dans le dernier acte. Une victoire de prestige savourée par le technicien niçois : « La victoire est belle contre le champion en titre. »
Au-delà de la victoire, le début de saison tient aux mains d’Alexis Sank. Auteur d’une prestation magistrale, le portier des Aiglons a écœuré les attaquants bordelais, particulièrement lors d’un deuxième tiers-temps étouffant où Nice a plié sans jamais rompre. « Sortir à 2-0 à la fin du deuxième tiers, c’est un miracle. Alexis Sank a tenu la baraque et nous gagne le match », reconnait l’attaquant niçois après la rencontre. Un constat partagé par l’entraîneur Marc-André Lévesque, ravi de préserver l’invincibilité des siens sur la glace de Jean-Bouin : « On veut que cette petite patinoire soit un vrai chaudron. Les partisans répondent présent, c’est la moindre des choses. C’était le mot d’ordre dès le début de saison d’être intraitables à la maison. »
Après cette nouvelle victoire à la maison, Nice prend trois points et remonte 4ème au classement. Prochaine rencontre pour les Aigles de Nice ce vendredi 2 octobre face à Rouen pour le compte de la 7ème journée de Ligue Magnus. Coup d’envoi 20 heures à la patinoire Jean-Bouin.
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