Ironman 70.3 Nice 2026 : les réactions du top 5 féminin après l’épreuve

Quelques heures après leurs exploits, la championne du monde Taylor Knibb et ses poursuivantes sont revenues sur la gestion de leur course, la technicité du parcours et leurs ambitions.

Face aux journalistes et aux caméras du monde entier réunis dans la salle de presse, le top 5 féminin du Championnat du Monde Ironman 70.3 a analysé la course d’aujourd’hui, marquée par le quatrième sacre mondial de l’Américaine Taylor Knibb, qui a survolé l’épreuve, l’Américaine a insisté sur l’exigence du segment vélo et sur la sérénité nécessaire pour l’emporter à ce niveau.

Impériale tout au long de la course, Taylor Knibb a principalement construit son succès sur une section vélo d’une exigence élevée. Interrogée sur ce secteur clé, l’Américaine a insisté sur l’engagement technique nécessaire pour dompter ce tracé. « Ce parcours exigeait d’être une vraie cycliste, d’être très précise dans les virages. Il n’y a pas de secret, il fallait être vraiment bien préparée et piloter avec précision pour réussir ici », a-t-elle analysé face aux médias. 

Malgré une ou deux trajectoires parfois limites, la vainqueur a su garder son sang-froid pour éviter de partir à la faute. « Je me suis juste dit de me recentrer sur l’instant présent, de me concentrer sur la trajectoire et de me rappeler que la course était loin d’être terminée », a expliqué la lauréate de l’épreuve.

Cette gestion de l’effort et de la pression, la Suissesse Julie Derron l’a poussée à son paroxysme, elle aussi, pour aller chercher la deuxième place. Auteure d’une remontée supersonique à pied avec un semi-marathon bouclé en 1h13, la médaillée d’argent s’est exprimée sur sa grande lucidité au moment où l’échappée s’est dessinée sur la partie cycliste. « Quand quelqu’un s’échappe devant sur le vélo, il ne faut surtout pas essayer de suivre à tout prix si c’est pour exploser. J’ai préféré me concentrer sur mon propre rythme et faire ma propre course pour préserver mes jambes. » Une gestion de l’effort payante qui lui a permis d’aborder la course à pied avec la fraîcheur nécessaire pour grimper sur la deuxième marche du podium.

Des émotions fortes 

Derrière ce duo, la tactique a laissé place au moment présent et aux émotions. Alanis Siffert, la deuxième suissesse âgée de 24 ans, troisième au passage de la ligne, a laissé paraître son émotion au moment d’évoquer ce premier podium au plus haut niveau. « Être assise ici aux côtés des meilleures athlètes du monde donne tout son sens aux réveils difficiles et à l’entraînement au quotidien. C’est l’aboutissement de mois de travail acharné. » 

Un sentiment de fierté partagé par la Norvégienne Solveig Løvseth arrivée au pied du podium après être allée au bout d’elle-même notamment sur les premiers kilomètres à vélo : « À chaque fois que c’était dur, je me répétais de ne rien lâcher. Hier encore, je me disais que si je faisais un top 5, je serais très heureuse. »

Quant à la Niçoise Marjolaine Pierré qui passe la ligne en 5ème position, la déception du résultat a laissé place à la satisfaction d’avoir été supportée sur l’ensemble du parcours. Galvanisée par le public tricolore, la locale de ces Championnats du Monde a préféré retenir le plaisir pur de la compétition plutôt que le classement final. « J’ai vraiment rêvé de ce podium et finir 5e, c’est quand même une déception. J’aurais vraiment aimé offrir plus, ici à Nice, et marquer cette ville que j’aime tant et qui m’a tant donné. Entendre le public crier mon nom tout au long du parcours m’a portée jusqu’au bout. Je suis quand même satisfaite d’avoir franchi la finish line», a-t-elle conclu.

Toutes étaient déjà tournées vers l’avenir. Les cinq triathlètes se sont données rendez-vous le 10 octobre à Kona pour s’affronter à nouveau sur le mythique Ironman World Championship.

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