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26 février 2024

Christian Estrosi contre un cessez-le feu à Gaza

Le maire de Nice était l’invité de Dimanche en Politique sur France 3, ce 10 décembre, il a réaffirmé sa position contre une résolution du conflit israélo-palestinien par un cessez-le-feu immédiat et permanent à Gaza.

« Je considère que ça n’est pas le moment de redonner de l’oxygène aux terroristes du Hamas », répond Christian Estrosi à Francis Letellier sur le plateau de Dimanche en Politique. Le maire de Nice, vice président du parti Horizons a fait savoir qu’il se rangeait plutôt du côté des États-Unis, à savoir contre un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.

Vendredi dernier, lors d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU appelant à un “cessez-le-feu humanitaire immédiat”, les États-Unis, infaillibles alliés d’Israël ont utilisé leur véto pour bloquer ce projet de résolution, espoir de paix dans la région. C’est un schéma qui se répète, depuis 1970, on compte 35 vétos américains enclenchés à une résolution sur le dossier du conflit israélo-palestinien contre 39, au total.

Le maire de Nice dit s’aligner avec la position des États-Unis, il s’oppose ainsi à la ligne diplomatique française. La France a voté en faveur de cette résolution, accompagnée de douze autres États. Le Royaume-Uni, lui, s’est abstenu.

Contre l’arrêt « pur et simple » de la guerre

« Je suis opposé à ce qu’on arrête purement et simplement et qu’on n’aille pas jusqu’au bout de la destruction totale du Hamas« , s’est-il prononcé.

Pour lui, une résolution du conflit par un arrêt total des bombardements n’est pas synonyme de paix mais veut plutôt dire « ne pas détruire les tunnels qui pourraient resservir demain à ce que ce qu’il s’est passé le 7 octobre se reproduise » et « laisser le temps au Hamas, qui est un mouvement terroriste, de se réarmer, de se réorganiser, et de se restructurer pour frapper en Israël mais pour frapper chez nous ».

Christian Estrosi fait tout de même la différence avec des cessez-le-feu temporaires envers lesquels il ne montre pas d’hostilités car ceux-ci permettent notamment la libération des otages. Il dit soutenir, en ce sens, les négociations d’Emmanuel Macron.

Particulièrement mobilisé pour cette cause, Christian Estrosi ne cesse d’appeler à la libération de tous les otages. Nice participe activement à la campagne #BringThemAllHome en affichant les visages des enfants otages du Hamas sur les panneaux d’affichage lumineux de la ville ou encore en accueillant le bus à l’effigie des otages israéliens.

Une position très ferme à Nice

Depuis octobre dernier, l’édile niçois ne cesse de démontrer son soutien indéfectible à l’État hébreu et à son peuple. Le 9 octobre, lors d‘un premier rassemblement devant l’Hôtel de ville il s’était démarqué en hissant le drapeau israélien sur le fronton de la marie. Il avait déclaré qu’il trônerait « tant que la guerre ne sera pas finie« .

Ce 10 décembre, lors de l’émission télévisée Dimanche en Politique, Christian Estrosi a été interrogé sur la question de l’affichage du drapeau israélien. Le maire de Nice est resté fidèle à sa position : « Lorsqu’une nation est injustement attaquée par une autre nation, je le fais et lorsqu’une nation comme Israël et injustement attaquée par un groupe terroriste alors là il ne faudrait pas le faire ? »

Cette posture très ferme à Nice est celle aussi du préfet des Alpes-Maritimes qui ne cesse systématiquement, semaine après semaine, d‘interdire les rassemblements pour la paix appelant à « un cessez-le-feu immédiat à Gaza et ses alentours » avant qu’ils ne soient finalement autorisés par le tribunal administratif.

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