L’Avant-Scène, nouveau lieu culturel, veut préparer les interprètes à affronter la scène

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Ce jeudi 17 septembre avait lieu l’inauguration de L’Avant-Scène, nouveau lieu culturel entièrement dédié à l’art de l’interprète et porté par la comédienne Sophie Chiara. Situé au 2 rue Georges Ville, cet espace propose théâtre et chant pour tous les âges.

Cours de théâtre, improvisation, chant, coaching vocal ou encore théâtre en anglais, L’Avant-Scène est pensé comme un lieu complet, où l’on prépare tout ce qui précède la représentation. Derrière ce projet, Sophie Chiara, formée au Conservatoire de Paris, a décidé de revenir dans un quartier qui lui est cher : « Je suis une fille du port. Je me suis dit que si je montais un projet, ce serait forcément ici. »

Le lieu, loué puis entièrement rénové par l’équipe, accueille même des compagnies internationales venues répéter ou suivre des formations. « On a des Italiens qui viennent faire du chant et des Espagnols qui viennent faire un stage d’expression corporelle », se réjouit la comédienne.

Un clin d’œil à l’histoire

Le nom du lieu n’est pas anodin, il rend hommage à L’Avant-scène, célèbre revue théâtrale créée en 1949. « J’adorais les lire quand j’avais 10 ans, j’étais abonnée. C’était un peu l’Instagram des comédiens », rit Sophie Chiara. Au-delà de l’hommage, le nom porte évidemment un sens plus représentatif : « Ici, on prépare les gens à la scène. Ils vont apprendre à chanter, à bouger, à parler, à être en confiance. Donc L’Avant-Scène, c’est vraiment symbolique. »

Bien plus que du théâtre classique

Ce qui différencie L’Avant-Scène d’un cours de théâtre classique, selon sa fondatrice, c’est justement cette approche transversale. « On a toutes les disciplines, pas que du théâtre », explique-t-elle, « le métier a évolué, ce n’est plus comme avant où les gens restaient que sur le texte, il faut savoir un peu tout faire. » De ce fait, on y retrouvera même des séances de yoga et de qigong afin de travailler pleinement la respiration.

Le lieu organise ses créneaux selon les âges et les profils : l’éveil théâtral dès quatre ans le mercredi matin, les enfants l’après-midi, les pré-adolescents en soirée, puis les adultes à partir de 19h30. Pour pouvoir répéter, les comédiens professionnels disposent, eux, des jeudis et vendredis, voire du week-end.

Un pari « artisanal » mais assumé

Concernant les risques d’un tel projet indépendant, Sophie Chiara reste sereine, forte de quinze années d’enseignement : « Je ne vais pas avoir de piscine, c’est sûr, mais je vais en vivre ! J’ai déjà mes élèves que je connais depuis des années qui m’ont suivi. » Elle reconnaît toutefois la fragilité inhérente de ce genre de projet : « On reste des intermittents du spectacle, c’est tout de même très artisanal. »

Côté soutiens institutionnels, le lieu a déjà bénéficié d’une aide du département l’an dernier, et espère désormais convaincre la nouvelle municipalité niçoise, qui « a l’air plus de proximité » selon les dires de la metteuse en scène. Un état d’esprit qu’elle résume avec optimisme : « On est proches des gens, et c’est ça qui m’intéresse. Avec tous les efforts qu’on a fait, je pense qu’on va être soutenus, du moins, je l’espère. »

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