Face à la baisse de la ressource en eau, des restrictions d’usage seront appliquées à partir du samedi 11 juillet dans 30 communes des Alpes-Maritimes. Vingt-cinq communes sont placées en alerte sécheresse et cinq autres en alerte renforcée. Les mesures concernent notamment l’arrosage, le lavage des véhicules et le remplissage des piscines.
La situation de la ressource en eau continue de se dégrader dans les Alpes-Maritimes. Après un printemps marqué par un déficit de précipitations et des températures élevées, des restrictions des usages de l’eau entreront en vigueur à compter du samedi 11 juillet dans plusieurs secteurs du département.
Vingt-cinq communes sont placées en alerte sécheresse. Les mesures concernent les secteurs de la Siagne aval, de la Brague et des Paillons. Sont notamment concernées Cannes, Le Cannet, Mandelieu-la-Napoule, Vallauris, Mougins, Antibes, Biot, Contes, Drap, Lucéram ou encore Peille.
Dans ces communes, le lavage des voitures à domicile est interdit. Le remplissage des piscines individuelles n’est plus autorisé. L’arrosage des espaces verts, des massifs fleuris, des jardins potagers et des golfs est interdit entre 8 heures et 20 heures.
Cinq communes du bassin versant de la Cagne passent en alerte renforcée : Vence, Saint-Paul-de-Vence, Saint-Jeannet, La Gaude et Cagnes-sur-Mer. Pour cette dernière, les usages alimentés par l’eau potable provenant intégralement du bassin du Loup ne sont pas concernés par ces restrictions spécifiques.
Dans ces communes, le lavage des voitures à domicile, le remplissage des piscines individuelles ainsi que l’arrosage des espaces verts et des massifs fleuris sont interdits de jour comme de nuit. Les golfs devront réduire de 60 % les volumes d’arrosage, uniquement autorisé pendant la nuit. Les douches de plage devront également être fermées.
Des mesures particulières s’appliquent aussi aux activités agricoles, industrielles et artisanales afin de limiter les prélèvements sur la ressource en eau.
Une sécheresse alimentée par le manque de pluie et les fortes chaleurs
Les autres communes du département restent placées en vigilance sécheresse, un niveau en vigueur depuis le 1er juin. Aucune restriction obligatoire n’y est imposée à ce stade. Les habitants sont toutefois invités à limiter leur consommation d’eau afin de préserver la ressource.
Les indicateurs hydrologiques confirment une dégradation progressive de la situation. Depuis septembre 2025, le déficit pluviométrique atteint près de 15,5 % à l’échelle départementale, avec des secteurs affichant jusqu’à 20 % de précipitations en moins. Les déficits ont atteint 87 % en avril, puis 10 % en mai et 15 % en juin. Sur certaines zones littorales, le manque de pluie observé en juin varie entre 40 et 80 %.
Les températures élevées accentuent également le phénomène. Le mois d’avril 2026 figure parmi les plus chauds enregistrés depuis 1947. Le mois de juin a présenté une anomalie thermique de +2,9 °C, dans un contexte de fortes chaleurs.
Les débits des cours d’eau poursuivent leur baisse, tandis que 81 % des nappes phréatiques suivies restent sous les normales saisonnières. Les prévisions météorologiques annoncent un été plus chaud que la normale. En fonction de l’évolution de la situation, de nouvelles restrictions pourraient être décidées dans les prochaines semaines ou être étendues à d’autres secteurs des Alpes-Maritimes.
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