Nice a célébré ses bacheliers d’excellence à la Villa Masséna

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La ville de Nice a honoré ce mercredi 8 juillet 2026 dans les jardins de la Villa Masséna, les 367 lycéens niçois ayant décroché la mention « Très bien » au baccalauréat, en présence du maire Éric Ciotti et de Laurent Le Mercier, directeur académique des services de l’Éducation nationale des Alpes-Maritimes, pour saluer un travail scolaire jugé exemplaire.

Une mention devenue rare

11,02 %. C’est la part des candidats ayant obtenu la mention très bien cette année, dont 1,7 % avec les félicitations du jury. Un chiffre en net recul par rapport aux 28 % enregistrés il y a trois ans au brevet des collèges, selon Laurent Le Mercier. Le directeur académique ne voit pourtant aucune baisse de niveau. Il y lit l’inverse : « le baccalauréat d’aujourd’hui est plus exigeant, plus sélectif, plus révélateur de talents individuels », a-t-il affirmé devant les familles réunies.

Depuis la réforme de 2021, l’examen valorise le travail régulier. Il récompense la spécialisation progressive et l’engagement personnel. Les compétences transversales comptent aussi : prise de parole, argumentation, raisonnement. Pour Laurent Le Mercier, ce diplôme dépasse la simple insertion professionnelle. Il représente un patrimoine commun, forge, selon lui, le sentiment d’appartenance à une communauté de destin.

Des chiffres qui parlent

Éric Ciotti a rappelé quelques chiffres du département. Le département a compté 21 748 candidats cette année. Parmi eux, 18 469 ont décroché le baccalauréat. Nice, à elle seule, a vu 367 de ses élèves obtenir la mention très bien.

Le maire a salué quatre parcours en particulier. Jérémie Azerad, seize ans, a été distingué comme le plus jeune lauréat du bac général avec 16,86 de moyenne. Lucie Le Balc’h, treize ans, a été désignée plus jeune bachelière de l’académie de Nice pour cette année 2026, sans pouvoir être présente à la cérémonie. Lily Roucayrol a été célébrée comme la plus jeune lauréate du bac professionnel avec 17,27 de moyenne. Romain Duplessy a complété ce quatuor avec 16,87 de moyenne. « Cette mention n’est pas le fruit du hasard, a insisté Éric Ciotti, elle est le fruit d’un long travail, de beaucoup d’efforts. »

Le maire a aussi annoncé une dotation municipale de 200 euros par lauréat. Une manière, dit-il, d’accompagner « ce temps de la vie qui est merveilleux. »

Éric Ciotti a glissé une anecdote de recruteur. La ville de Nice emploie 12 000 agents, répartis sur 500 métiers différents. « Je regarde toujours la mention au baccalauréat », a-t-il confié, quel que soit le diplôme obtenu ensuite.

Les lauréats témoignent

Jérémie Azerad rejoindra une école d’ingénieurs post-bac, Polytech Valbonne. Il dit ressentir de la fierté et du plaisir et espère « un bon parcours, une bonne vie professionnelle. »

Lily Roucayrol a suivi un bac professionnel en cuisine. Elle intégrera l’Institut Paul Bocuse à Lyon, dans un cursus bachelor. Son ambition est claire : devenir chef étoilée, dans un restaurant à son nom. « Je suis honorée d’être ici, a-t-elle confié. Ça fait plaisir de voir son travail récompensé après de nombreuses années de dur labeur. »

Romain Duplessy, formé en maintenance des véhicules automobiles, poursuivra en BTS mécanique. Il décrit un sentiment de reconnaissance. « On ne nous a pas juste jeté notre mention à la va-vite, a-t-il souligné. C’est valorisant. »

Éric Ciotti a également remercié les familles et les enseignants. Il a rappelé le rôle des chefs d’établissement dans cette réussite collective. « Une nation sans un système éducatif et universitaire de haut niveau n’est plus une nation d’avenir », a-t-il martelé, saluant le corps enseignant à travers Laurent Le Mercier.

La cérémonie s’est achevée sur un message tourné vers l’été. Le maire a invité les jeunes bacheliers à profiter de leurs vacances. Cette tradition niçoise, initiée en 2011, entend encourager chaque année les élèves les plus méritants à poursuivre sur cette voie de réussite.

Adama Sanogo

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