Le Fonds de dotation Passionnément Théâtre National de Nice célèbre ses dix ans de réussite

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Le Fonds de Dotation Passionnément TNN fêtait ses dix ans ce lundi soir, à la Salle des Franciscains à Nice. Une belle occasion de rassembler l’ensemble des donateurs, partenaires et artistes dans une soirée festive autour du Théâtre National de Nice. 

Créé il y a dix ans à l’initiative de Benjamin Mondou, le Fonds de Dotation Passionnément TNN soutient les actions d’intérêt général du Théâtre National de Nice. Sa mission : rendre la culture accessible à tous, en développant l’accès des plus jeunes aux représentations, en allant à la rencontre des publics éloignés (hôpitaux, maisons de retraite, prisons…) et en accompagnant le financement de nombreux événements. Le fonds rassemble aujourd’hui quelque 300 donateurs et récolte plus de 100 000 euros par an.

La soirée s’est ouverte sur le discours de Muriel Mayette-Holtz, directrice du TNN. Un discours en dix points pour marquer cet anniversaire. Elle a notamment salué chaleureusement les mécènes réunis pour l’occasion : « Merci d’avoir financé l’invisible. Vous avez accepté de financer ce temps invisible sans lequel rien de visible ne serait possible. » 

La fête s’est prolongée autour d’une édition spéciale et immersive des “Procès des grandes personnalités” consacrée à l’Oncle Picsou, et par une apparition surprise du journaliste Gérard Holtz, mari de Muriel, en… Riri, l’un des neveux de Picsou !  

Benjamin Mondou : « On se dit qu’on est utile et qu’on sert à quelque chose »

Président du fonds depuis sa création, Benjamin Mondou revient sur dix années qu’il juge particulièrement riche : « Le bilan de ces dix ans, c’est beaucoup de festivals et d’événements créés, c’est plus de 40 à 50 spectacles par an qui sortent hors du théâtre. » Le fonds peut aujourd’hui compter sur « un noyau dur de 150 mécènes, complété par de nouveaux soutiens, portant le total à 307 cette année. »

Interrogé sur les souvenirs les plus marquants de cette décennie, le philanthrope évoque une représentation donnée au Centre Hélio-Marin de Vallauris. Un jeune homme en fauteuil roulant avait d’abord renoncé à assister à une pièce avant de finalement y prendre part : « À la fin du spectacle, il vient me voir en me disant : merci, grâce à vous, j’ai passé un bon moment. Ça, ce sont les choses où on se dit qu’on est utile, qu’on sert à quelque chose. »

Il se remémore aussi avec fierté avoir été le premier à amener Hatem Ben Arfa au théâtre. Ce soir-là, l’ancien joueur de l’OGC Nice avait découvert sur scène l’acteur Richard Bohringer sans le connaître. « Il m’a dit : je pense que ce type-là, il a du talent, il peut réussir ! », se marre Benjamin Mondou.

Muriel Mayette-Holtz : « Le fonds de dotation est un peu notre colonne vertébrale »

Pour la directrice du TNN, arrivée dans un contexte fragilisé par la crise sanitaire, le soutien du fonds a représenté un appui décisif : « Le théâtre n’était pas trop en forme financièrement. Je peux vous dire qu’heureusement qu’ils étaient là. C’était un peu notre colonne vertébrale. »

Elle revient également sur les nombreux projets portés par le TNN grâce à ce soutien, comme les Olympiades poétiques ou le dispositif Lettre à, qui permet à environ 800 jeunes d’écrire et de lire en public un texte personnel. Cette année, il s’agira de « Lettre à ma mère », en partenariat avec l’auteure Delphine de Vigan. Un projet qu’elle décrit comme particulièrement bouleversant : « Les jeunes découvrent que dans la fiction, tu peux dire beaucoup de toi. Chaque fois qu’il y a eu des médias qui sont venus, tout le monde pleurait, je vous jure. »

Elle conclut sur un bilan de fréquentation qu’elle qualifie de rare pour un Centre Dramatique National : « On fait partie des dix CDN les plus en forme aujourd’hui en France, avec 87 % de remplissage, c’est énorme. »

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