Jean-Marie Girier : un préfet de terrain au cœur de l’action 

Le nouveau préfet des Alpes-Maritimes est entré en fonctions lundi 27 juillet, au Palais des Rois Sardes. Jean-Marie Girier entend placer son action sous le signe de la proximité et de la réactivité. 

Celui qui fut le plus jeune préfet de France à l’âge de 36 ans a pris ses fonctions au sein du département des Alpes-Maritimes, ce lundi 27 juillet. Au cours de sa carrière, Jean-Marie Girier a eu un parcours au sein de la classe politique, notamment comme chef de cabinet du ministre de l’Intérieur et directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale. Il a exercé des fonctions préfectorales dans trois départements, le territoire de Belfort, la Vienne, et les Pyrénées-Atlantiques.

Le nouveau référent de l’État a officiellement pris ses fonctions en tant que préfet des Alpes-Maritimes, au Palais des Rois Sardes. Sur un territoire porteur de problématiques complexes, le nouveau représentant de l’État a avoué connaître le département azuréen au seul prisme de ses souvenirs d’enfance. « C’est un avantage parce que je suis arrivée sans idée préconçue », a-t-il assuré. 

Les actions envisagées par le préfet des Alpes-Maritimes s’inscrivent dans la continuité de celles menées par ses prédécesseurs. « Je suis conscient d’arriver dans un département très exigeant, qui a des défis importants et qui exige une action forte de l’État », a confié le haut-fonctionnaire.

Un préfet rigoureux et disponible 

La méthode du nouveau préfet des Alpes-Maritimes est connue comme étant une lecture exigeante du contrôle de légalité. L’autorité préfectorale revendique une démarche impartiale, neutre et équitable, essentielle à son rôle. Lors de sa prise de fonction, le haut-fonctionnaire a souligné l’importance du dialogue et de l’écoute. « Nous construisons une action publique que par un dialogue approfondi avec l’ensemble des acteurs », a affirmé Jean-Marie Girier.

Face à son parcours politique au côté du parti macroniste, le préfet a assuré que cela n’aurait aucune incidence dans son rapport avec les élus de sensibilité politique différente. « Je ne suis pas et je ne serai pas un préfet politique. Je suis un préfet de la République et je suis là pour servir l’intérêt général », a-t-il déclaré avec conviction. 

La proximité revêt une grande importance pour Jean-Marie Girier : « un préfet ne décide pas seul dans son bureau. C’est sur le terrain que nous observons et écoutons pour mieux décider et pour mieux agir. » 

Une action immédiate

Son passé dans la fonction préfectorale durant six ans lui a permis d’affronter de nombreuses problématiques, similaires à celles rencontrées sur le territoire des Alpes-Maritimes. 

En tant que préfet des Pyrénées-Atlantiques, le haut-fonctionnaire a mentionné avoir été mobilisé sur les questions de crise du logement sur le littoral basque. « Je serai très attentif à cette question », a garanti Jean-Marie Girier. Cet enjeu se rattache à sa volonté d’accompagner les projets des territoires et des collectivités locales. Cette position s’inscrit alors dans la continuité du plan de relance du logement présenté par Laurent Hottiaux, anciennement préfet des Alpes-Maritimes.

Toujours dans la pérennité des actions de ses prédécesseurs, le représentant de l’État a placé les questions de sécurité et de gestion de l’immigration en priorité. « Les enjeux tout particulièrement ici sont élevés, à la fois en matière de lutte contre le narcotrafic et ses effets sur nos quartiers », a déclaré le haut-fonctionnaire. Le préfet a révélé  qu’il a « tenu dès cette semaine à (se) déployer sur l’ensemble du territoire. »

Hier soir, il s’est rendu dans le secteur de l’Ariane, auprès de la BAC (Brigade Anticriminalité) pour avoir un premier contact sur le terrain. Le représentant de l’État se rendra mercredi, en présence de la première adjointe à la mairie de Nice, Françoise Souliman, ancienne préfète dans différents départements de France, dans le périmètre des Moulins, notamment au Commissariat qui a ouvert depuis quelques semaines.

En matière migratoire, le nouveau représentant de l’État a annoncé se rendre, ce mardi après-midi, à Menton auprès de la police aux frontières et du Centre de Coopération Policière et Douanière de Vintimille pour évoquer les points importants. 

Ainsi, le préfet du département azuréen engage une démarche concrète, dès les premiers jours de sa prise de fonction.

Comme son prédécesseur, la problématique liée au changement climatique est également au cœur de ses priorités. Il a notamment souligné les répercussions quotidiennes des dérèglements climatiques dans la vie des administrés. « Il faut tirer des conclusions et dresser des orientations pour pouvoir œuvrer ensemble sur cette question », a déclaré Jean-Marie Girier. 

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