Le plan départemental de relance du logement a été présenté par le préfet des Alpes-Maritimes, à Roquebrune-Cap-Martin, le mercredi 1er juillet. La crise du logement impacte largement les autres sphères de la société. Ce projet représente la volonté de renforcer l’attractivité de la région.
« Une friche devenue quartier, une caserne devenue foyer », évoque Laurent Hottiaux, le préfet des Alpes-Maritimes.
Entre Monaco et Menton, cette ancienne base aérienne militaire offrira bientôt un quartier de vie. Au cœur du chantier, le préfet de la région a annoncé la création de 380 logements, un groupe scolaire, un parc paysager, des commerces mais aussi des équipements publics.
Dans son discours de présentation, le préfet insiste sur la volonté de « transformer l’existant plutôt que de dévorer nos espaces naturels et agricoles. » Ce plan s’inscrit dans la volonté du gouvernement depuis janvier dernier de faire du logement une priorité nationale. Un objectif de deux millions de logements d’ici 2030, dont 125 000 logements sociaux dès cette année, a été fixé.
Dans les Alpes-Maritimes, il est indispensable d’améliorer l’offre afin de perfectionner l’attractivité du territoire.
Mieux accompagné pour mieux construire
Le plan de relance du logement vise à « construire mieux. » Le préfet des Alpes-Maritimes mentionne la nécessité d’une coopération entre différents acteurs pour mener à bien le projet. Cette collaboration se traduit par la mise en place de mécanismes d’accompagnement des maires bâtisseurs par le biais du Club des Élus. La construction de logement pour les agents publics est encouragée avec la création d’un comité des employeurs publics.
Accompagner est un moyen de faciliter la construction, en atténuant les éventuels risques de contentieux. La mise en place d’une Commission Urbanisme État vise à encadrer en amont les projets comportant des logements sociaux.
Présenté en Conseil des ministres le 24 juin, le projet de loi de relance de logement vise à accélérer la construction neuve mais aussi à rénover.
En véritable challenge pour les Alpes-Maritimes, ce plan fait face à de nombreuses contraintes : « un foncier rare et cher, une montagne qui occupe l’essentiel du territoire, un littoral protégé, des risques naturels omniprésents (…) », constate le préfet de la région.
Pour autant, « ces règles ne sont pas un frein : elles nous obligent à construire mieux, là où les services, les transports et les réseaux existent déjà », affirme Laurent Hottiaux.
Un plan de logement plus que nécessaire
L’objectif de ce plan de relance est principalement de pallier les difficultés pour les citoyens à se loger dans les Alpes-Maritimes.
Le représentant de la région déplore l’augmentation du prix médian des logements pour une surface négligeable. « Notre département compte aujourd’hui plus de 60 000 demandeurs de logement social pour seulement 66 000 logements sociaux existants.»
Lors des élections municipales de 2026, la crise du logement a été au centre de nombreux programmes. La tête de liste de Nice Front populaire, Mireille Damiano, a notamment dénoncé « un choix de politique délibéré des maires successifs de Nice qui n’ont jamais fait du logement une priorité.»
Ces nombreux facteurs conduisent les citoyens à renoncer aux Alpes-Maritimes. Un net impact sur l’attractivité économique de la région est observé. Neuf entreprises sur dix constatent que les partenaires économiques peinent à loger leurs salariés.
La société se trouve freiner par cette problématique du logement. « Les naissances ont reculé de près d’un quart en quinze ans. » Les chiffres énoncés par le préfet de la région témoignent de la place du logement dans l’attractivité d’un territoire.
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