Interview de Nash : « sur scène, c’est moi à 1000 % »

Nash débarque sur la scène niçoise avec son spectacle « Bonchour », ce samedi 10 octobre à 20 heures. Au Théâtre Lino Ventura, elle promet une heure de rire, durant laquelle elle raconte ses histoires de cœur et dédramatise ses soucis du quotidien. L’interprète de Sandrine se confie sur son aventure artistique.

Originaire de La Courneuve, Nash est une humoriste française dont la notoriété s’intensifie de jour en jour. Âgée de 36 ans, cette comédienne est une ancienne comptable et commerciale, jusqu’à son entrée remarquée dans un Comedy club parisien en 2018. Par la suite, Nash a rejoint la troupe du Jamel Comedy club et a participé à plusieurs événements de référence, notamment le Montreux Comedy Festival en 2022.

Parallèlement, la comédienne du stand-up a gagné en popularité sur les réseaux sociaux, en incarnant des personnages complètement décalés. Elle est parvenue à unir l’audience connectée des réseaux sociaux et le public traditionnel du théâtre.

Nash revient à Nice pour présenter son spectacle « Bonchour » au Théâtre Lino Ventura. Avec une personnalité solaire, un ton dynamique et une absence totale de filtre, l’humoriste est décidée à conquérir le cœur des Niçois. Dans ce spectacle interactif, le public pourra retrouver des anecdotes croustillantes et des sujets du quotidien, avec des personnages mémorables.

Dans cet entretien, Nash dévoile son rapport à la scène et la genèse de son tout premier spectacle « Bonchour« .

Comment se sont passés vos premiers pas sur scène ?

Nash : « Dès les premiers moments au Comedy Club, je n’étais pas timide mais j’avais une certaine appréhension. Pour moi, ça n’allait pas devenir mon métier. Nous étions là pour rire. Évidemment, parfois le public ne rigolait pas mais je gardais toujours en tête cet amusement.

Quelles sont les rencontres qui vous ont marqué ?

J’ai eu la chance de faire la première partie de Gad Elmaleh, de Fabrice Eboué et de Jamel Debbouze notamment. Cela m’a donné confiance et beaucoup de force parce que j’étais vraiment à leurs côtés, je les ai vus travailler et c’était encourageant.

Quel est le souvenir de vos débuts que vous gardez en tête et qui vous fait encore sourire aujourd’hui ?

Il y en a tellement mais je pense que cela peut être ma première date de spectacle au Point Virgule (N.D.L.R. un théâtre parisien), parce que c’est une salle que j’affectionne énormément. Je suis une grande fan d’Élie Kakou et il a joué son spectacle là-bas.

Comment naissent vos sketches ?

À n’importe quel moment ! (rire) Ma mère va dire quelque chose que je vais trouver drôle ou je vais chuter en trottinette, je vais en parler dans mon spectacle. Je vais rentrer dans un Sephora, la vendeuse va me dire un bonjour avec un ton particulier, je vais en faire un sketch.

J’aime dire que lorsque nous sommes humoristes, nous ne le sommes pas uniquement sur scène. Nous sommes aussi humoristes dans la vie. Peu importe ce qui nous arrive, nous allons le tourner en dérision. Lorsque je suis tombée en trottinette, j’étais hyper gênée. Le soir même, j’en ai parlé sur scène et ça m’a permis de dédramatiser la situation.

Comment travaillez-vous votre capacité à improviser avec les réactions du public ?

J’ai appris au fur et à mesure. C’est en exerçant que j’ai gagné en aisance. Je pense aussi que c’est dans ma nature. Je m’adapte beaucoup en fonction des villes. J’essaie généralement de faire un tour en ville dans la journée pour m’imprégner et observer.

Comment vivez-vous le regard des gens ?

Le regard des gens ne me dérange pas, parce que c’est le cœur de notre métier. Au début, ça faisait bizarre parce que ce ne sont pas blagues que je fais autour d’une table en famille. Je fais des blagues avec des inconnus et l’humour est hyper-subjectif. La difficulté du métier est de mettre tout le monde d’accord autour d’une même blague.

Comment est né « Bonchour » ?

J’ai beaucoup travaillé de mes 17 ans à mes 28 ans, j’ai fait énormément de petits boulots qui n’avaient rien à voir. Le dernier en date est comptable et commerciale. J’ai rencontré des collègues, dont Sandrine. Elle faisait des « bonchour » (N.D.L.R. avec l’accent). J’ai été inspirée et j’ai commencé à faire des vidéos sur Instagram. Ça a pris, alors j’ai lancé le spectacle.

Le titre est venu tout naturellement. Lorsque les gens me reconnaissent dans la rue ou m’envoient un message, ils commencent souvent par un « bonchour ».

Les sujets se sont offerts à moi. Dans ce spectacle, j’aborde ma vie. Je voulais que les gens découvrent qui je suis. Je parle de mon parcours et de ce qui m’a mené à faire du stand-up.

Quelles sont les limites que vous vous posez sur scène dans les thèmes abordés ?

Je ne me mets pas forcément de limites, mais par exemple, je ne parle pas de politique sur scène. Je préfère ne pas aborder certains sujets plutôt que de les aborder d’une mauvaise manière. Mon spectacle, c’est une heure dans une bulle de rire dans laquelle nous pensons à autre chose et nous mettons de côté les actualités. »

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