Située entre la mer et la montagne, des lieux incontournables façonnent Nice. À travers son histoire, la cité azuréenne est devenue une ville aux multiples influences, rendant son patrimoine unique.
La capitale de la Côte d’Azur a eu l’honneur d’être inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, en 2021, au titre de la « Ville de villégiature d’hiver de Riviera ». Le périmètre s’étend du littoral au coeur de la ville. Dès lors, été comme hiver, la ville de Nice raconte son histoire au travers de ses monuments emblématiques.
La Promenade des Anglais
Cette avenue cerne le bord de mer sur plus de sept kilomètres, du Jardin Albert 1er à l’Aéroport de Nice. Loin d’être immobile, le paysage évolue au rythme des sportifs, des skateboarders et des promeneurs. Au soleil couchant, des musiciens partagent leurs mélodies aux passants. Ce lieu offre une vue imprenable sur la Baie des Anges.
Datant du XIXème siècle, ce sentier a été inauguré sous l’impulsion du révérend britannique Lewis Way. Il a souhaité offrir aux hivernants l’occasion de profiter de la brise marine, alors bénéfique pour leur santé, tout en créant des emplois pour les Niçois. La population a désigné cette nouvelle promenade sous le nom de « Camin dei Inglés » ou « passiaggiata degli Inglesi ». Ce n’est qu’en 1930 que le mythique front de mer devient celui que nous connaissons aujourd’hui. Une double voie a été créée, les trottoirs ont été élargis et une rangée de palmiers a été plantée.
Créée en 1950 par Charles Tordo, les célèbres chaises bleues invitent les passants à prendre le temps pour admirer la Méditerranée.

La colline du château
Il s’agit d’un des plus beaux points de vue de la cité azuréenne. Dominant de 92 mètres, cette ancienne forteresse médiévale a été transformée en un parc urbain, proposant des aires de jeux et des allées ombragées. Du haut de la colline, il est possible d’admirer une vue panoramique, du Quai des États-Unis, du Vieux-Nice et de la Promenade des Anglais.
Seuls les vestiges d’un passé historique subsistent. Détruit en 1706 sous l’ordre de Louis XIV, Nice a perdu son potentiel militaire. De nombreux panneaux explicatifs jonchent les lieux afin de replacer chaque ruine dans son contexte. Par ailleurs, la cascade de la colline du château a été créée artificiellement au XIXème siècle. Elle a été conçue dans l’esprit des jardins romantiques de l’époque, dans laquelle la nature reprend ses droits.
Ce lieu gratuit est ouvert de 8h30 à 18 heures (20 heures en Été). Il est accessible par ascenseur ou à pied.
Le Quai des États-Unis

En prolongement de la Promenade des Anglais, ce quai se situe au pied de la colline du château, entre le quai Rauba-Capeù et le port. Ce passage est l’un des plus fréquentés de Nice et il est bordé par de petites maisons de pêcheurs, aujourd’hui rénovées et habitées.
À la suite de la décision de démolition des remparts niçois par Louis XIV en 1706, des terrasses ont été imaginées le long du bord de mer. En 1731, la ville a imposé la construction de bâtiments, opérant une démarcation entre le cours (Saleya) et le Littoral. L’instance du consiglio d’Ornato a prévu en 1832 de tracer le long de ces bâtiments une voie, appelée le Quai du Midi. En 1917, cet espace a été rebaptisé sous le nom du Quai des États-Unis, par François Goiran. Alors maire de Nice, il a souhaité rendre hommage aux américains ayant combattu aux côtés des forces de l’Entente lors de la première Guerre Mondiale.
La place Masséna

Au cœur de Nice, nul ne peut passer à côté de l’emblématique place aux façades rouges et au sol en damier noir et blanc. Elle constitue la jonction entre la vieille ville et la célèbre avenue commerçante, Jean médecin. Au centre, la Fontaine du soleil surplombe l’esplanade. Réalisée par Alfred Janniot, elle est composée de cinq statues en bronze représentant les divinités de la mythologie gréco-romaine. La statue de marbre monumentale d’Apollon domine la composition. « Conversation à Nice » est une œuvre contemporaine, composée de statues perchées sur des mâts. Elles représentent le dialogue entre sept continents. Cette place est un lieu privilégié sur lequel de nombreux événements sont organisés, du Carnaval de Nice au Nice Jazz Festival.
Historiquement, le fleuve du Paillon traversait cette place. Dans la seconde moitié du XIIIème siècle, il fut recouvert. Le consiglio d’Ornato a supervisé chaque détail, des couleurs aux proportions des bâtiments. Cet ensemble équilibré illustre l’esthétique de la Riviera italienne. Cette place a été dédiée au maréchal André Masséna, un niçois ayant combattu l’armée de Sardaigne.
Le Vieux-Nice

Avec ses ruelles étroites et ses palettes de couleurs éclatantes, la vieille ville offre l’occasion de découvrir des siècles d’histoire aux influences plurielles, notamment italiennes, françaises et provençales. Parmi les lieux emblématiques, la cathédrale Sainte-Réparate est implantée sur la place Rosetti. Elle dévoile une architecture somptueuse aux fresques colorées. Ce lieu gratuit est ouvert de 9 heures à 18 heures. Non loin, le Palais Lascaris ouvre ses portes aux visiteurs pour découvrir l’univers de l’art baroque niçois. Ce monument issu du baroque civil niçois est composé d’un escalier monumental et de fresques.
La place Garibaldi

La plus ancienne place de la ville de Nice est bordée de bâtiments, agrémentés d’arcades. La décoration en trompe-l’œil sur ces quatre façades aux couleurs jaunes la rend unique en Europe. Au cœur de cette esplanade, un monument est dédié à Giuseppe Garibaldi, un homme politique et général italien né à Nice. Placé à proximité du quartier du port, de nombreuses terrasses et commerces s’étendent en ce lieu.
Cette place a été conçue par l’architecte Antonio Spinelli sur le modèle des grandes places turinois. Il s’agissait de la place royale, désignant l’aboutissement de la route de Turin. Cette route royale, aujourd’hui la rue de la République, reliait Nice à la capitale de l’État de Savoie. Elle révèle une perspective sur l’emblématique chapelle Sépulcre.
Le sentier du Littoral

À seulement quelques minutes du centre-ville, ce sentier serpente le long de la Méditerranée et propose un panorama à couper le souffle. Ce chemin pittoresque et verdoyant est l’occasion d’avancer au rythme du bruit des vagues. Le sentier présente une série d’escaliers creusés dans la roche. Après deux heures trente, le port de la Darse, à Villefranche-Sur-Mer, signale la fin du parcours.
Lors de la Révolution française l’administration a décidé de tracer un sentier le long des côtes maritimes, appelé le « Chemin des douaniers ». Cet itinéraire a été encouragé par la volonté de protéger et de valoriser le littoral.
Le point de départ : le Jardin Félix Rainaux, Nice.
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