Ce vendredi 25 septembre, le maire de Nice, Éric Ciotti, a inauguré un nouveau poste de police municipale sur la place Saint-Roch. C’est le troisième ouvert cette année à Nice. Objectif : lutter contre les nuisances du quotidien et remettre plus de policiers dans la rue.
Un nouveau local pour renforcer la sécurité. Ce vendredi 25 septembre 2026, le maire Éric Ciotti a coupé le ruban du nouveau poste de police municipale de la place Saint-Roch. Situé dans le complexe Laure Ecard (ancien garage Peugeot qui abrite déjà un gymnase, une salle de culture et la maison des associations, N.D.L.R.), ce bureau accueille 32 policiers municipaux et A.S.V.P équipés de deux voitures et six scooters. Le guichet pour accueillir les habitants est situé au rez-de-chaussée. Il restera ouvert du lundi au vendredi, de 8h30 à 12 heures et de 13 heures à 17 heures, tandis que les espaces de travail occupent le premier étage.
Les policiers qui travaillaient auparavant rue Denis Semeria déménagent dans ces nouveaux locaux pour s’occupe d’une vaste zone entre Saint-Roch, les secteurs de Bon Voyage, l’Ariane, Fenoglio de Briga, Pont-Michel, François-Mitterrand, Honoré-Bailet et l’esplanade Vauban. Leurs missions prioritaires : stopper la vente de drogue, surveiller les personnes ivres, limiter les nuisances sonores nocturnes, les marchés sauvages, les voitures mal garées et protéger les marchés de Saint-Roch et Bon Voyage. C’est le troisième poste de proximité ouvert en 2026, après celui des Moulins le 18 mai (sur la place des Amaryllis, une semaine après la fusillade du 11 mai, N.D.L.R.) et celui du cours Saleya le 19 juin pour la brigade festive.
Une présence renforcée et des chiffres en nette hausse
Pour remplir ces bureaux, la municipalité espère voir ses effectifs passer à 600 policiers municipaux fin 2027 (plus de 200 recrutements, dont 50 d’ici fin 2026). L’objectif est d’augmenter de 50 % la présence policière sur la voie publique. Pour attirer des candidats, la ville va participer aux campagnes de recrutement et d’affichage notamment dans le métro de la capitale. Sur la période du 27 mars au 23 septembre 2026, la présence policière sur la voie publique a augmenté de moitié.
Sur le terrain, ce redéploiement a donné lieu à 3 777 interpellations au total dans la ville. Parmi les résultats les plus marquants, les arrestations ont bondi de 187 % dans le quartier Trachel et de 53 % aux Moulins, tandis que les interventions pour trafic et consommation de stupéfiants enregistrent une hausse de 21 % avec 780 interpellations. En parallèle, les forces municipales ont dressé 1 523 verbalisations pour lutter contre les incivilités du quotidien.
Prochaine étape, l’Hôtel de Police 2027
Face à la maison d’arrêt de Nice en surpopulation (occupée à plus de 200 %, N.D.L.R.), Éric Ciotti demande à l’État la création d’un centre de rétention administrative pour expulser les étrangers en situation irrégulière. L’édile souhaite également disposer d’une structure pour mineurs délinquants et d’une nouvelle maison d’arrêt. La ville va mettre à disposition un terrain constructible de six hectares dans la plaine du Var et attend la réponse du ministère de la Justice.
Concernant le chantier de l’Hôtel des Polices, il se terminera en novembre 2026 pour une ouverture au printemps 2027. Il rassemblera la police nationale et la police municipale sur un même site. Grâce à la centralisation des caméras de la ville, cet outil permettra aux forces de l’ordre de suivre les événements en direct et de guider rapidement les patrouilles sur le terrain.
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