Yves Cordier à propos de l’avenir de l’Ironman 70.3 à Nice : « On ne sait jamais pour la suite… »

À la veille des Championnats du Monde d’Ironman 70.3 réunissant plus de 7 000 athlètes, Yves Cordier, le directeur d’Ironman France, dresse le bilan d’un rendez-vous mythique. Entre exigence sportive et virage stratégique dans le partenariat avec la ville de Nice, la capitale azuréenne confirme son statut de temple mondial du triple effort.

Nice et le triathlon, c’est une histoire d’amour qui dure depuis plus de quatre décennies. Alors que la Baie des Anges s’apprête à accueillir ce samedi 12 et dimanche 13 septembre un nouveau sommet mondial de la discipline, la ferveur reste intacte pour les athlètes et les spectateurs. Pourtant, l’année 2026 aura été marquée par un coup du sort climatique. En juin dernier, la préfecture avait dû prendre la décision d’annuler l’édition classique de l’Ironman de Nice à moins de 48 heures du départ en raison d’un épisode de canicule extrême. C’est donc avec envie que les athlètes et l’organisation abordent cet évènement. Pour Yves Cordier, figure historique du triathlon français, cette édition promet un spectacle sportif de haut niveau, articulé autour d’un parcours devenu légendaire.

En cause, la redoutable ascension du col de Vence, véritable juge de paix de la partie cycliste. « Les athlètes aiment surtout, la distance 70.3, avoir un terrain de jeu où ils peuvent s’exprimer », explique Yves Cordier. Selon le directeur d’Ironman France, Nice offre tout simplement « le terrain de jeu le plus merveilleux au monde pour pouvoir nager dans une magnifique baie des Anges et ensuite monter le col de Vence pour passer de 0 à 1 000 mètres d’altitude, avec des descentes sinueuses et des paysages merveilleux. » Le retour vers le littoral promet lui aussi une ambiance survoltée, « avoir ensuite un stadium sur la Promenade des Anglais pour le semi-marathon, oui, je pense que ça va être propice à beaucoup de belles choses, pour ceux qui viennent pour gagner comme pour ceux qui viennent pour participer. »

Une page qui se tourne

L’engouement populaire ne faiblit pas, plus de 7 000 compétiteurs ont fait le déplacement sur la Côte d’Azur pour ce week-end d’exception. Un succès massif qui s’explique par l’histoire profonde qui lie la cité azuréenne à la discipline. « Le triathlon à Nice est arrivé en 1982, l’année prochaine cela fera 45 ans, rappelle l’ancien triathlète français. C’est la marque de confiance que les athlètes et les autorités nous accordent pour pouvoir organiser des courses à ce niveau-là. »

Pourtant, cette édition s’inscrit dans un contexte particulier. La municipalité niçoise ayant fait le choix de mettre un terme aux subventions pour les Championnats du monde d’Ironman, une page importante se tourne. À l’heure du bilan, Yves Cordier temporise, « je laisserai les élus s’exprimer, ils se sont déjà exprimés bien des fois » et préfère mettre en avant la pérennité du partenariat global. « Il n’y a pas une clôture », insiste-t-il en évoquant la prolongation de trois ans actée en juin dernier pour l’épreuve classique annuelle. « Aujourd’hui, ce n’est pas on arrête tout, on arrête une certaine fréquence. C’est un peu comme le Tour de France et l’Alpe d’Huez, ce n’est pas tous les ans non plus. On ne sait jamais pour la suite… »

Le directeur tient avant tout à saluer le soutien logistique capital de la ville. « Je remercie la ville de Nice qui nous permet d’organiser cet événement. On ne parle pas que d’argent, leur contribution est énorme pour appliquer tous les besoins que l’on a. Leur investissement est aussi engagé financièrement sur les installations et sur beaucoup de choses. Nous sommes en parfaite entente. »

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