Pro D2 : Nissa Rugby lance sa saison en écrasant Béziers

🇬🇧 Also available in English

Après la lourde défaite concédée à Biarritz la semaine dernière, Nissa Rugby a parfaitement réagi à domicile. Portés par ses avants impériaux, les Maralpins ont infligé une correction à l’AS Béziers (43-6) en inscrivant six essais, empochant ainsi une victoire bonifiée convaincante.

Après une entrée en matière manquée au Pays basque, les Niçois retrouvaient leur stade Marcel-Volot ce vendredi 4 septembre pour le compte de la deuxième journée de Pro D2. Pour les retrouvailles avec son public, les Maralpins ont mis les petits plats dans les grands. Bien meilleur dans le contenu, les niçois n’ont pas fait de cadeau aux biterrois.

Le début de rencontre était pourtant marqué par une de forme fébrilité. Entre approximations, fautes de main dont trois en-avant niçois en moins de dix minutes, le jeu peinait à se développer. Les visiteurs en profitaient pour ouvrir le score grâce à la précision du pied de Victor Dreuille (0-3, 6ᵉ, puis 0-6, 19ᵉ).

Mais la puissance du pack rouge et noir a rééquilibré rapidement les débats. À la 13ᵉ minute, après une grosse avancée des avants à cinq mètres de la ligne, Tyler Morgan concrétisait la première incursion niçoise. Hugo Sarrasin doublait la mise dix minutes plus tard en arrivant en force près de la ligne (14-6). Deux essais transformés par Jean Pascal Barraque. Juste avant la pause, alors que Béziers écopait d’un carton jaune (Taofifenua, 38ᵉ), le pack azuréen enfonçait le clou. Adrien Motoc venait aplatir au terme d’un gros temps fort, permettant aux siens d’aborder la mi-temps avec une avance confortable 21-6.

Un second acte à sens unique

Au retour des vestiaires, malgré un essai refusé à Tyler Morgan à la 50ᵉ minute après visionnage de la VAR, Nissa Rugby gardait le contrôle absolu de la partie. Entré en jeu, pour remplacer Guillaume Rouet de retour sur les terrains, Flavio Asquini passait d’abord une pénalité qui faisait grimper le score à 24-6, avant l’heure de jeu. Avant que la machine niçoise ne s’emballe définitivement.

Julien Farnoux inscrivait le quatrième essai des Aiglons à la 64ᵉ minute (31-6). Totalement étouffés dans leur camp et réduits à 14 en fin de match, les visiteurs subissaient les assauts répétés des locaux. Clément Martinez s’offrait un doublé éclair sur deux ballons portés impeccables à la 69ᵉ minute et deux minutes avant la sirène. Avec ce succès XXL, (43-6), Nissa Rugby a fait le plein de confiance avec le bonus offensif en prime. Une victoire et des points précieux qui font remonter les hommes de Gareth Baber à la neuvième place avec cinq points. Prochain rendez-vous la semaine prochaine contre Brive à l’extérieur.

« On a produit le rugby qu’on voulait », la satisfaction retenue des Niçois

Les visages niçois affichaient autant de soulagement que de pragmatisme à la fin de la rencontre. Conscients de la marge d’amélioration après la première journée à Biarritz, les Maralpins ont tenu à rectifier le tir. « À Biarritz, on n’a rien proposé, on a subi, reconnait le pilier Étienne Falgoux. On s’est fait tirer les oreilles après Biarritz, complétait Arthur Vignolles. On avait à cœur de se rassurer, de se rattraper à domicile et de prouver qu’on pouvait produire le rugby qu’on voulait. »

Si la réaction d’orgueil a été éclatante sur le terrain, le discours reste mesuré. Portés par une conquête retrouvée et une discipline retravaillée durant la semaine, les Niçois savent que la route est encore longue. « Il faut garder les pieds sur terre, on n’a encore rien accompli », tempérait Étienne Falgoux, soulignant qu’il reste encore un « rodage collectif » à peaufiner entre les nouveaux et les anciens. Même constat pour le troisième ligne, qui pointe les maladresses encore présentes tout en projetant déjà le groupe vers la suite. « Ça fait du bien dans les têtes pour continuer à travailler. Un gros déplacement nous attend (à Brive, N.D.L.R.), il va falloir y mettre du combat pour ramener le maximum de points. »

NicePremium est un média local indépendant et gratuit.
Pour nous aider à continuer, vous pouvez soutenir notre travail à partir de 5 € par mois.

Soutenir NicePremium