Pro D2 : Nissa Rugby veut lancer sa saison contre Béziers

Après une entrée en matière manquée au Pays basque, les Niçois retrouvent leur stade Marcel-Volot ce vendredi 4 septembre. Pour les hommes de Gareth Baber, les axes de progression ne manquent pas. Entre approximations collectives et déchet technique, le groupe s’est attaché cette semaine à corriger ces erreurs de jeunesse pour faire oublier ce faux pas initial et communier à nouveau avec son public.

Le récent déplacement à Biarritz, jeudi dernier a laissé un goût amer dans les rangs azuréens. Pour leurs retrouvailles avec la Pro D2, les Niçois ont rapidement pris la mesure de l’exigence du haut niveau. Privés de munitions en touche, bousculées en mêlée et plombées par de nombreuses fautes de main, les ambitions des Maralpins se sont envolées au fil des minutes. Face à un tel déchet technique, l’impuissance collective a vite pris le pas sur les intentions de jeu, transformant cette première journée en un rappel à l’ordre particulièrement sévère.

Un constat lucide partagé par le troisième ligne Lucas Bachelier : « Au-delà de la défaite, c’est le contenu qui n’était pas bon. Quand tu n’as pas tes ballons en touche, que tu es chahuté en mêlée et qu’on perd 20 ballons sur des en-avant, ça ne pardonne pas en Pro D2. » 

Avec un effectif profondément remanié cet été avec un peu moins d’une vingtaine d’arrivées, la patience est de mise pour trouver des automatismes, mais l’exigence du terrain ne laisse aucun répit. 

Une première à domicile déterminante

L’heure est à la réaction pour les hommes de Gareth Baber. Face à une formation de Béziers revancharde, après sa défaite lors de la première journée, les joueurs de Nissa Rugby doivent corriger le tir sans tarder pour débloquer leur compteur. Un impératif clair pour Lucas Bachelier, « c’est le premier match à domicile, c’est toujours important de bien commencer. Si on peut rester invaincu, je pense que ce sera déjà un grand pas pour le maintien. On sait que ça va être très compliqué parce qu’il y a des grosses équipes et que tout le monde va venir ici pour essayer de ramener le maximum de points. C’est surtout l’occasion de se rattraper de ce non-match à Biarritz. »

Pour cela, le Nissa Rugby pourra compter sur le retour de son demi de mêlée d’expérience, Guillaume Rouet, bien décidé à poser les bases à domicile. « C’est à nous de marquer notre territoire. Il faut envoyer un message aux autres clubs en disant que ce ne sera pas facile de venir gagner à Marcel Volot. »

Guillaume Rouet : « il faut que les automatismes se mettent en place »

Pour transformer l’essai face aux Biterrois, le groupe azuréen sait qu’il faudra élever le curseur dans l’engagement et l’application. La frustration accumulée au Pays basque doit maintenant servir de moteur pour faire oublier les imprécisions et afficher un tout autre visage dès le coup d’envoi. « Collectivement, on n’a pas réussi à mettre le jeu en place, puis individuellement, quand chacun fait sa petite erreur, au final ça ne passe pas. Tout le monde s’est remis en question et a bien travaillé cette semaine. Il faut garder nos ballons, être efficaces sur tout ce qu’on fait », affirme le troisième ligne.

La clé de la rencontre résidera dans la capacité des Niçois à retrouver de la maîtrise sur les phases statiques et à imposer leur rythme. Un défi physique et mental que Guillaume Rouet aborde avec détermination, « il y a eu beaucoup de nouveaux joueurs cet été, il faut que les automatismes se mettent en place. C’est à nous de nous concentrer deux fois plus et d’éviter ces erreurs trop faciles. On espère apprendre le plus vite possible à jouer ensemble et j’espère que dès demain, on aura effacé tout ce qui n’a pas été contre Biarritz. Une bonne conquête, une bonne défense, ce sont les clés si on veut l’emporter. »

Une ligne de conduite claire, fixée par le directeur sportif Matthew Clarkin, qui attend une réaction collective immédiate pour lancer la saison du club. « Le discours de cette semaine a été limpide, si on veut gagner des matchs et mettre en place notre jeu, il faut prendre l’avantage sur l’adversaire et surtout mieux conserver le ballon. On a un débordement d’énergie très positif et beaucoup de volonté, mais ça manque encore un peu de maîtrise. » Pour autant, pas question de céder à la panique. Le dirigeant aborde cette deuxième journée avec un pragmatisme assumé, « il n’y a pas de panique à bord. La raison pour laquelle on n’a pas pu être compétitifs était assez claire, et ce sont des choses qui se règlent très facilement. On va soigner les petits détails et ça va mieux se passer. » 

Pour ce grand retour, Marcel Volot prévoit d’être plein. Plus de 3 000 personnes sont attendues ce vendredi 4 septembre à 19h30.

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