Alors que l’Aïd el-Kébir 2026 débute ce mercredi 27 mai 2026, la préfecture des Alpes-Maritimes prolonge les restrictions sur le transport, la détention et la cession d’ovins et de caprins. La fête musulmane du sacrifice doit se terminer le vendredi 29 mai.
L’Aïd el-Kébir débute ce mercredi 27 mai 2026. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) et la Grande Mosquée de Paris ont confirmé la même date cette année. Aussi appelée fête du sacrifice ou fête du mouton, cette célébration majeure de l’islam se déroule traditionnellement sur trois jours et prendra fin le vendredi 29 mai.
Dans les Alpes-Maritimes, la préfecture maintient plusieurs mesures de restriction jusqu’au 2 juin 2026 concernant les ovins et les caprins. Le préfet Laurent Hottiaux rappelle que l’abattage rituel reste interdit en dehors des abattoirs agréés.
Seize structures fonctionneront dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur pendant la période de l’Aïd, dont treize abattoirs temporaires et trois établissements pérennes situés à Sisteron, Gap et Guillestre. Plusieurs sites temporaires ouvriront également dans les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse.
Une fête religieuse liée au calendrier lunaire
L’Aïd el-Kébir a lieu le 10 Dhûl Al Hijja, soit le dixième jour du douzième mois du calendrier hégirien. Les dates changent chaque année car le calendrier musulman repose sur les cycles de la Lune.
Cette fête commémore la volonté du prophète Ibrahim, Abraham dans les traditions chrétienne et juive, de sacrifier son fils pour éprouver sa foi. Selon le récit religieux, l’ange Gabriel remplace finalement l’enfant par un mouton.
La tradition du sacrifice reste associée à l’Aïd el-Kébir. En France, le ministère de l’Agriculture rappelle que cette célébration entraîne l’abattage de plus de 100 000 moutons sur une période comprise entre un et trois jours.
Après l’abattage, la viande est traditionnellement partagée en trois parts : une destinée aux personnes les plus démunies, une conservée par la famille et une offerte aux proches, voisins et amis.
Des restrictions sur le transport et la cession d’ovins
Le préfet des Alpes-Maritimes interdit également la détention d’ovins ainsi que la cession gratuite ou payante d’ovins et de caprins vivants aux personnes ne pouvant pas justifier d’une déclaration auprès de l’établissement de l’élevage rural régional (EDER). La cession reste autorisée lorsqu’un transporteur agréé assure le déplacement des animaux vers un abattoir autorisé ou un site déclaré.
Le transport d’ovins vivants demeure interdit dans les Alpes-Maritimes depuis le 5 mai et jusqu’au 2 juin 2026. Des exceptions existent pour les trajets vers les abattoirs agréés, les cliniques vétérinaires ou entre deux exploitations déclarées.
La préfecture explique que ces mesures visent à empêcher des abattages clandestins réalisés “en contradiction avec les règles élémentaires d’hygiène et de protection animale.” Le communiqué évoque également le risque de propagation de maladies contagieuses, notamment la fièvre catarrhale ovine, dans une période marquée par une forte activité des insectes vecteurs.
Les services de l’État et les forces de l’ordre annoncent des contrôles pendant toute la période de l’Aïd el-Kébir. Toute participation à un abattage réalisé hors d’un établissement autorisé expose les contrevenants à des sanctions pénales pouvant atteindre 15 000 euros d’amende et une peine de prison.
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