OGC Nice : un fonds américain avance ses pions pour un possible rachat

L’OGC Nice, détenu par Jim Ratcliffe, PDG Ineos depuis 2019, suscite l’intérêt d’investisseurs. Une piste américaine se précise dans un contexte sportif et financier tendu.

L’avenir de OGC Nice entre dans une nouvelle phase d’incertitude. Selon le quotidien Nice-Matin, un fonds américain s’intéresserait au rachat du club. L’information intervient alors que la direction actuelle, assurée par Ineos, explore des options de cession depuis plusieurs mois.

Une visite récente du centre d’entraînement par un fonds d’investissement américain a marqué une nouvelle étape. Les représentant ont été accueilli sur place aux côtés de Jean-Claude Blanc, dirigeant d’Ineos Sport. Cette visite confidentielle confirme un intérêt concret pour le club azuréen en quête d’un repreneur depuis de nombreux mois. En parallèle, un fonds européen aurait également engagé des discussions, sans avancée décisive à ce stade.

Sur le plan financier, la situation complique les échanges. La valorisation initiale, estimée autour de 200 millions d’euros, a été revue à la baisse. Les négociations restent sensibles, entre attentes du vendeur et incertitudes liées aux résultats sportifs. Le club occupe actuellement la quinzième place de Ligue 1 avec seulement trois points d’avance sur le barragiste, Auxerre que le Gym affrontera dimanche soir dans le cadre de l’avant-dernière journée de Ligue 1, et donc un maintien encore à sécuriser.

Maintien en Ligue 1 et finale de Coupe de France en ligne de mire

La priorité reste évidement sportive. À deux journées de la fin du championnat, l’OGC Nice ne se montre pas rassurant sur le plan sportif. Une relégation fragiliserait toute perspective de vente et pourrait voir la valeur du club chuter très fortement. Le maintien constitue donc une condition essentielle pour toute opération.

Un autre rendez-vous pèse dans la balance. La finale de la Coupe de France, prévue le 22 mai face à RC Lens au Stade de France, ouvre une possibilité de qualification en Ligue Europa. Une victoire renforcerait l’attractivité du club et pourrait accélérer un accord.

Dans ce contexte, la stratégie d’Ineos apparaît claire. Stabiliser la situation sportive pour faciliter une cession dans les prochains mois. Les signaux envoyés par les investisseurs montreraient un intérêt réel, mais les discussions restent conditionnées aux performances immédiates.

Un précédent de rachat avorté en 2016

Plusieurs épisodes passés éclairent les prudences actuelles. En 2016, un projet de rachat impliquant un prince saoudien avait échoué après plusieurs semaines de négociations. Une conférence de presse avait même été organisée pour présenter l’opération. L’absence de fonds versés avait finalement conduit à l’abandon du projet.

À l’époque, Jean-Pierre Rivère avait raconté les tensions avec l’intermédiaire. « J’appelle Blackmore et lui lance : « je ne crois absolument pas à ton histoire. Tu travailles au Moyen-Orient, et moi, je connais une famille extrêmement puissante au Moyen-Orient. Tu n’as pas le choix : soit avant demain 18 heures, tu casses le contrat, soit tu ne mets plus un pied au Moyen-Orient » », avait confié le président de l’OGC Nice.

Le dirigeant avait également décrit les premiers contacts. « Je rencontre un Anglais (l’homme d’affaires Edward Blackmore), qui sert d’interface et qui me conduit en Arabie saoudite pour rencontrer un prince. Je sors de cette réunion assez perplexe. »

Ce précédent reste dans les mémoires et explique la prudence autour des discussions actuelles. Chaque étape est désormais encadrée de manière plus stricte.

Aujourd’hui, la vente de l’OGC Nice semble s’accélérer. L’intérêt d’un fonds américain, confirmé par des visites et des échanges, ouvre une nouvelle phase de réflexion chez l’actionnaire qui pourrait vouloir se débarrasser rapidement du club. L’issue dépendra du maintien en Ligue 1 et des conditions financières. Le calendrier sportif, serré, laisse peu de marge. Les prochaines semaines seront décisives pour l’avenir du club azuréen.

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