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Spectacle au Théâtre de la Marguerite à Antibes: « Walli »

2 min de lecture

-WALLY
-du 12 au 22 janvier 2011
-Théatre de la Marguerite.com
31 rue Sade 06600 Vieil Antibes

« Pourquoi les riches ne prêtent-ils jamais aux pauvres ?…Parce qu’ils sont bien placés pour savoir que l’argent ne fait pas le bonheur… » Si le propos de Wally est souvent « social mais néanmoins gai… », il ne faut pas trop se fier à ses airs de bon gros rigolo ; ses traits d’esprit lancés l’air de ne pas y toucher et une apparente bonhomie cachent un humour beaucoup plus corrosif qu’il n’y paraît.

En solo depuis une dizaine d’année, il réinvente une forme moderne de Music-Hall entre humour et chanson dans un style totalement personnel.
Showman exceptionnel, Wally maîtrise avant tout l’art du spectacle interactif.

Compositeur efficace, excellent guitariste, pratiquant également le piano et l’accordéon, doté d’une belle voix, il aborde la scène avec une réelle décontraction. Ses sources d’inspiration sont diverses mais son art de passer à la moulinette tout le quotidien avec une bonne humeur et un humour toujours flanqué de bon sens reste sa principale marque de fabrique. Intuitif et imaginatif, il décline son spectacle dans des formes nouvelles ou pour le moins inhabituelles, à travers gags, chansons (parfois très courtes, car Wally est passé maître dans l’art de la brièveté) et « performances » absurdes ou burlesques. Son exposition « l’art content pour rien » (avec gratte-nombril, tourne-pouce automatique, machine à casser du sucre sur le dos, etc…) et sa vidéo (2 DVD sortis chez Polydor) sont devenus autant de terrains sur lesquels Wally affine sa comédie humaine.

Malgré tout cela, Wally, en bon terrien qu’il est, reste les pieds sur terre et relativise sans cesse : « Quand je pense à toute l’énergie qu’on déploie, dit-il, pour être un jour totalement inconnu … »

LE FIGARO: «Son spectacle ressemble à n’importe quoi, mais n’importe quoi formidablement maîtrisé, dans lequel il brandit « la bombe lacrymogène du pauvre » (un hachoir manuel à oignons prolongé d’un entonnoir), chante à capella le courrier des lecteurs d’un magazine de télé, invente une comédie musicale sur un parking d’hypermarché (un extraordinaire exercice du style), se lance dans une improbable performance gymnique, invente la techno à dix décibels, interprête la musique du répondeur des Assedic (« un grand tube de ces dernières années »), présente un paquet de vingt chansons de cinq secondes, improvise avec une bonhomie ravageuse…C’est énorme, c’est délicieux. »

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