Trafic de chiots à Nice : la justice tranche dans une affaire portant sur des milliers d’animaux

Le tribunal correctionnel de Nice a rendu sa décision dans un dossier de trafic international de chiots examiné au mois de mars 2026. Plusieurs condamnations ont été prononcées après une enquête portant sur plus de 7 000 animaux importés depuis l’Europe de l’Est.

Des chiots importés depuis la Hongrie et la Slovaquie, revendus dans des animaleries des Alpes-Maritimes et transportés sur plusieurs centaines de kilomètres. Le tribunal correctionnel de Nice a rendu, le 5 mai 2026, sa décision dans une affaire judiciaire ouverte autour d’un vaste système de commerce animalier.

L’enquête avait conduit les autorités à s’intéresser aux conditions d’acheminement des animaux ainsi qu’aux méthodes de vente utilisées auprès des particuliers. Des chiots jugés trop jeunes pour être commercialisés, des anomalies dans certains documents et des interrogations sur l’état sanitaire des animaux avaient été évoqués durant l’audience.

Plusieurs prévenus ont finalement été condamnés pour pratiques commerciales trompeuses et exercice illégal de la médecine vétérinaire. Des peines de prison et des amendes ont également été prononcées par le tribunal correctionnel de Nice.

Une décision contestée par l’Association Stéphane Lamart

Partie civile dans ce dossier, l’Association Stéphane Lamart estime que le jugement reste éloigné des réquisitions prises par le parquet. L’organisation explique ne pas avoir encore obtenu les motivations détaillées de la décision, notamment concernant les relaxes accordées à plusieurs prévenus.

La SPA et l’Ordre national des vétérinaires figuraient également parmi les parties civiles reconnues recevables.

Pour Stéphane Lamart, « ce dossier démontre une nouvelle fois les dérives que peut engendrer le commerce intensif d’animaux lorsque la logique financière prend le pas sur le strict respect des règles inhérentes à la protection animale. Des milliers de chiots ont été concernés par ce système. Beaucoup de familles ont découvert des animaux malades quelques jours seulement après leur acquisition, avec parfois des conséquences dramatiques. L’association restera pleinement mobilisée afin que ce type de trafic fasse l’objet de réponses judiciaires plus fermes et que le législateur poursuive le renforcement de l’encadrement du commerce d’animaux. »

L’association a obtenu un euro symbolique de dommages et intérêts pour le préjudice moral ainsi qu’une indemnisation de 1 400 euros au titre des frais de justice.

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