Le comité d’organisation des JO d’hiver 2030 a officialisé la nomination de Vincent Roberti au poste de directeur général. Dans le même temps, le Cojop a lancé des discussions exclusives avec le site de Thialf, aux Pays-Bas, pour accueillir les épreuves de patinage de vitesse.
Le comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises poursuit la construction de sa carte des sites. Lundi 11 mai, le Cojop a annoncé l’ouverture de « discussions exclusives » avec l’anneau de glace de Thialf, à Heerenveen, aux Pays-Bas, pour accueillir les épreuves de patinage de vitesse.
Deux candidatures restaient en lice : le site néerlandais de Thialf et celui de Turin, utilisé lors des JO de 2006. Le bureau exécutif des Alpes 2030 a donné son accord pour engager des négociations avec le site néerlandais.
La France avait décidé dès la candidature de ne pas construire d’anneau de vitesse. Le Cojop cherche donc une solution à l’étranger pour cette discipline. L’enceinte de Thialf dispose de 12 500 places et accueille régulièrement les grandes compétitions internationales de patinage de vitesse.
Le Comité international olympique doit valider la carte définitive des sites fin juin. Plusieurs dossiers restent ouverts, notamment la répartition des épreuves de ski alpin, la localisation des sites paralympiques et le lieu du tournoi masculin de hockey sur glace.
Le hockey sur glace toujours en attente
Le dossier du hockey masculin reste sensible depuis le refus du maire de Nice, Éric Ciotti, d’organiser les rencontres dans le stade de l’Allianz Riviera. Le Cojop étudie désormais plusieurs pistes, dont la LDLC Arena près de Lyon et l’Accor Arena à Paris.
Dans ce contexte, Vincent Roberti arrive à un poste stratégique. Le préfet du Tarn-et-Garonne a été nommé directeur général du Cojop à l’unanimité par le bureau exécutif. La prise de fonctions est prévue au mois de juin.
La nomination intervient après plusieurs mois de tensions internes. En février, le départ de Cyril Linette pour « désaccords insurmontables » avec le président Edgar Grospiron avait fragilisé l’organisation. Plusieurs démissions avaient suivi, notamment à la direction des opérations, de la communication et du comité des rémunérations. L’État avait ensuite lancé une mission d’inspection sur la gouvernance du comité d’organisation.
Dans un communiqué, Vincent Roberti a déclaré : « les prochains mois vont être cruciaux pour poursuivre notre développement, asseoir notre projet ambitieux et entrer concrètement dans la phase de planification opérationnelle et de livraison des Jeux olympiques et paralympiques. »
Le Cojop doit désormais finaliser la carte des sites avant la validation attendue du CIO à la fin du mois de juin.
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