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23 avril 2024

L’aventure de deux Niçois dans Pékin Express à suivre sur Nice Premium

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pekin-express-rotenberg.jpg Aujourd’hui, il est tourné vers  » Pékin Express, la route des Incas « , qui démarre sur M6 ce soir à 20h50. Le but de chaque étape : parcourir entre 300 et 1 000 kilomètres en trois jours avec un Euro par jour et par personne. L’interview de Stéphane Rotenberg est le premier article d’une série qui suivra chaque semaine l’aventure des deux Niçois jusqu’à leur élimination ou leur victoire.

Nice-Premium : Pouvez-vous nous présenter la saison 3 de Pékin Express ?

Stéphane Rotenberg : On va aller d’un océan à l’autre sur la route des incas. On va partir de la baie de Rio de Janeiro au Brésil sur les bords de l’Atlantique et les concurrents ont quarante-cinq jours pour atteindre le Pacifique à Lima avec un euro par jour et par personne. Leur voyage les fera traverser le Brésil, la Bolivie et le Pérou.

N-P : Pourquoi l’Amérique du Sud pour cette nouvelle saison ?

S.R. : On avait commencé à travailler sur une troisième saison en Asie, on était bien avancé puisque la route était tracée. Mais il y avait pas mal de monde dans l’équipe, dont je faisais partie, qui voulait un changement radical. Le but était d’aller complètement ailleurs, de rencontrer de nouvelles cultures, de voir d’autres choses. L’Amérique latine, c’est un challenge compliqué car il y a beaucoup moins de monde donc pour les candidats c’est plus difficile d’avancer. Ils ont traversé des paysages sublimes mais désertiques.

N-P : Comment se prépare une saison ?

S.R. : C’est quasiment un an de travail. On repère le parcours dans les conditions des candidats c’est à dire qu’on demande à des gens de faire le parcours en stop pour voir si c’est faisable. Ensuite, il y a des villes étapes qu’on veut absolument connaître telles que La Paz, Brasilia, le Machu Picchu donc on tisse la route en fonction de la capacité supposée des concurrents en stop. Cette année, on a beaucoup de routes de montagne donc le parcours est moins long en terme de kilomètres (8 000 contre 10 000 l’an dernier) mais on a la Cordillère des Andes, un gros morceau, qui a ralenti énormément la progression.

N-P : Vous avez animé l’émission en Asie. Quelles sont les différences cette fois-ci ?

S.R. : Les Sud-Américains sont naturellement moins réservés, plus volubiles que les Asiatiques. Ensuite, pour les Boliviens et les Péruviens, ils descendent de civilisations très anciennes, qui parlent peu espagnol mais Quechua et d’autres langues des Incas. La nature très sauvage change aussi de l’Asie. On a frôlé l’Amazonie, on a traversé le Pantanal, qui est le plus grand marécage du monde, des déserts incroyables.

pekin-express-drapeau.jpg N-P : Au Brésil, ils parlent Portugais, en Bolivie et au Pérou, c’est l’Espagnol. Est-ce que le fait de parler ces langues était un critère de sélection ?

S.R. : C’est vrai qu’on connaît plus facilement ces deux langues que le mandarin ou l’Hindou. On savait donc qu’ils seraient moins perdus, qu’ils s’en sortiraient. D’ailleurs, ça m’a bluffé de voir à quel point ils ont vite appris des rudiments qu’ils ignoraient au départ. Certains parlaient très bien espagnol au départ, mais ça on pouvait pas l’empêcher, notamment pour ceux qui habitaient le Sud. Cela dit, le candidat belge avait aussi un très bon niveau dans cette langue. On gagne quand même vraiment dans l’aventure car du coup ils échangent beaucoup avec les gens, le soir à la fin des étapes. Eux pouvaient avoir des vrais grands moments de rencontre, pas comme en Chine ou en Inde ou ils se parlaient avec des signes.

N-P : La sécurité a été très renforcée durant le parcours. Est-ce qu’il y a eu des problèmes durant le tournage ?

S.R. : On l’avait renforcée au tout début avant de se rendre compte que c’était disproportionné. On se fait tous, en tant qu’européens, un monde de l’Amérique latine mais tous les pays ne sont pas la Colombie. A Rio, il fallait faire attention mais c’est pas plus dangereux que les grandes villes d’Amérique du Nord. On avait un peu renforcé mais on a très vite levé le dispositif de sécurité. C’était sans doute plus dangereux en Russie la première année.

N-P : Comment se sont passées les relations entre participants ?

S.R. : Ca va, ça vient. C’est vrai que c’est une course donc il y a des moments de tension, de stress parce que les candidats ne veulent pas être éliminés. Ils veulent rester jusqu’au bout pour gagner la course et l’argent qui va avec. Au début, c’est de la franche camaraderie puis il y a des tensions car les concurrents sont des compétiteurs mais tournés vers les autres. On n’a pas d’affrontements forts d’autant qu’ils ne sont pas toujours ensemble. Ils se voient peu sur la route.

pekin-express.jpg N-P : Deux Niçois ont participé à l’aventure. Qu’avez-vous pensé d’eux ?

S.R. : Ils sont très attachants. Ce sont des vrais supporters de l’équipe de foot (l’OGC Nice NDLR) donc c’est marrant car ils ont l’écharpe, le maillot, ils aiment vraiment ça. En plus, on va leur faire un grand plaisir car dès la première étape à Rio, on a un moment très particulier car on a privatisé le stade du Maracana pour une épreuve d’immunité. Pour eux, ç’a été particulier de pouvoir tirer des penalties sur ce stade légendaire, qui est vraiment incroyable. En plus ils sont père et fils, donc une équipe redoutable car ils sont dans la compétition, avec une affection très forte. Ce type de lien est généralement très efficace pour être très performant dans une course. Cédric a beaucoup de caractère, il n’est pas facile à gérer pour son père. Il y a aussi des vrais moments de ce côté là, les spectateurs ne vont pas s’ennuyer.

N-P : Avez-vous gardé des anecdotes de tournage ?

S.R. : Il arrive des choses tous les jours, donc c’est difficile de faire le tri. On est 120 à faire entre 300 et 500 kilomètres quotidiennement. On a eu des problèmes avec les douaniers, la course en général, pleins de trucs marrants. Les candidats ont vécu aussi tellement de choses par jour qu’ils en ont gardent des souvenirs mémorables. Le plus dur pour eux est de revenir dans la vie au quotidien.

N-P : Vous avez parlé dans une interview de trois ou quatre projets en cours. Qu’en est-il ?

S.R. : On ne s’interdit rien. On travaille toujours sur l’Asie et l’Amérique latine, voire l’Amérique en général. C’est plus compliqué pour l’Afrique après ce qu’il est arrivé au Paris-Dakar, ce qui nous incite à la prudence. On rêve de ce continent car il y a pleins de choses à y faire. J’adorerais, mais pas tout de suite, le faire en Europe car on connaît beaucoup moins ce continent qu’on ne le croie. Il y a aussi une variété incroyable de population, entre les Scandinaves et les Méditerranéens d’autant que ce n’est pas sur que les Européens soient aussi généreux que les pays les moins riches. En tout cas, on réfléchit à tout.

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