Exposition de Léa Vandeveld : quand l’art et la santé se rencontrent

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L’exposition montre comment l’art peut accompagner les patientes du Centre GIN et renforcer leur pouvoir d’agir. Elle met en lumière le travail de Léa Vandeveld.

Une soirée dédiée à la création artistique sous le signe de la santé

L’événement a réuni professionnels de santé, associations partenaires, représentants de la ville de Nice, avec Juliette Raffort-lareyre, déléguée à la santé, et amateurs d’art. La conviction était la même : l’art a un rôle à jouer dans l’accompagnement des patients.

Fondé il y a trois ans, le Centre GIN prend en charge la santé des femmes, de « l’adolescence au grand âge » de la procréation médicalement assistée au suivi de grossesse, en passant par la prévention et la prise en charge des maladies gynécologiques, bénignes comme cancéreuses.

Une philosophie du soin tournée vers l’“empowerment”

Pour le docteur Kaïs Razzouk, l’exposition incarne une philosophie du soin qui dépasse le geste technique. « Il faut que cette femme sorte de notre consultation avec plus de force, plus de pouvoir sur sa vie, sur sa santé », a-t-il expliqué, évoquant l’objectif d’empowerment qui anime les équipes.

Selon lui, le lien avec l’art coule de source : « quand une patiente […] peut regarder une œuvre d’art, […] cette œuvre d’art, elle est déjà thérapeutique », en offrant à chacune « un miroir de ses propres émotions. »

Un lien qui a été confirmé par la déléguée à la santé pour qui « l’art permet d’humaniser les soins. »

L’histoire entre Léa Vandeveld et le centre est d’ailleurs née d’une rencontre singulière puisque l’artiste était patiente, avant qu’une conversation en consultation ne débouche sur une collaboration. « Elle nous fait honneur avec son talent, son travail, la douceur de ses toiles », a salué le docteur.

oeuvre d'art Lea Vandeveld
Crédit Photo : JB.

Léa Vandeveld, entre acrylique et “make-up for art”

L’artiste a pris la parole pour évoquer sa démarche. « Je suis ravie d’être ici, ravie de représenter aussi l’art et la santé, parce que c’est vraiment quelque chose qui me touche », a-t-elle confié, rappelant qu’elle reverse un pourcentage de ses ventes à l’association du centre gynécologique.

Son travail, exposé ce soir-là, mêle deux univers : une partie acrylique et le “make-up for art, consistant à peindre avec du maquillage. « Il y en a pour tout le monde », a-t-elle résumé, avant de remercier chaleureusement l’équipe du centre ainsi que sa manager, Nathalie Vandeveld, à ses côtés depuis quinze ans.

Un public qui apprécie

Parmi les invités, l’artiste plasticienne Silva Husta, qui connaît Léa Vandeveld « depuis très longtemps », a salué la fraîcheur de son travail et sa cohérence avec le lieu : « son travail est très, très frais » et « vraiment adapté » à cet espace où « les gens viennent […] avec des soucis de santé », a-t-elle confié.

Elle a également souligné l’originalité de sa technique, qui « travaille avec un rien », citant notamment l’usage du rouge à lèvres, tout en saluant « une super lignée » artistique que l’artiste sait conserver.

oeuvre d'art Vandeveled
Crédit photo : JB.

Un engagement partagé pour la santé des femmes

Au-delà de l’exposition, le Centre GIN organise régulièrement des ateliers et soirées d’information autour de l’allaitement ou de la ménopause. Une soirée qui a réaffirmé que l’art et la médecine peuvent avancer main dans la main au service de la santé des femmes.

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