Ce samedi 12 septembre 2026, deux ventes aux enchères mettront à l’honneur l’identité artistique de la Côte d’Azur. La maison Millon Riviera organisera deux ventes aux enchères consacrées aux aquarelles et aux sculptures en céramique.
Deux ventes aux enchères d’œuvres de la Côte d’Azur auront lieu ce samedi 12 septembre. La maison Millon Riviera proposera dans son étude, 51 rue Beaumont à Nice, une immersion complète dans l’école artistique régionale.
La première, « Régionalisme, peintres du Midi et de la Côte d’Azur », débutera à 11 heures, suivie de la seconde à 14 heures 30, intitulée « Arts du feu : céramique et verrerie de collection. » Chacune pourra être suivie en ligne sur internet, mais les spécialistes recommandent de venir sur place afin de bénéficier des conseils des experts tout en admirant les œuvres.
« Ce qu’on aime, c’est valoriser le territoire, essayer de faire vivre ou revivre des lieux de mémoire », explique Julia Dragone, clerc principale de l’étude, désireuse d’apporter l’expertise aux passionnés et amateurs locaux. Cette journée d’enchères offrira l’occasion à chacun de faire vivre le patrimoine local et d’acquérir une part de l’histoire régionale à des prix accessibles.
Un patrimoine pictural profondément niçois
La première session sera entièrement dédiée aux œuvres de la région. En tête d’affiche, Alexis Mossa (1844-1926), connu pour peindre les paysages azuréens. La clerc principale rappelle avec enthousiasme qu’il « n’y a pas une maison à Nice dans laquelle il n’y a pas un Mossa. » Qu’il s’agisse des vues du Vallon des Fleurs ou du Boréon, chaque œuvre numérotée témoigne d’un travail minutieux et documenté.
Plus d’un millier de peintures à l’aquarelle ont été esquissées par l’artiste Mossa, permettant à chaque Niçois d’y voir une parcelle d’un souvenir à lui. Estimés en moyenne autour de 200 euros, ces tableaux séduisent les locaux désirant comparer les paysages d’autrefois. Emmanuel et Charles Costa, quant à eux, peuvent être trouvés peignant les vues de Villefranche ou du port de Nice.
S’y ajoutent des œuvres plus contemporaines comme une peinture colorée de la place Garibaldi d’antan par Claude Schurr, estimée entre 1 500 et 2 000 euros. S’ensuivent des œuvres peintes à l’huile par Yvon Grac de la vue colorée de la promenade des Anglais, mais encore le mythique Casino de la Jetée-Promenade peint par Emmanuel Bellini.

Un patrimoine céramique azuréen mis à l’honneur
Le savoir-faire méditerranéen prendra une toute autre forme l’après-midi en se penchant sur les arts du feu. Parmi les pièces d’exception, deux sculptures émaillées de Fernand Léger, façonnées à Biot aux ateliers Brice, seront proposées à la vente.
La première est l’œuvre originale du Petit coq réalisée en 1952, estimée de 10 000 à 15 000 euros. La Fleur qui marche, conçue la même année, est estimée entre 18 000 et 22 000 euros. La commissaire-priseur, Cécile Dupuis, souligne le critère de « rareté exceptionnelle » de ces œuvres, justifié par « une provenance directe de l’atelier. »

D’autres grands artistes azuréens sont à l’honneur, à commencer par ceux de Vallauris et Golfe-Juan. Des faïences émaillées au noir lustré de Jean Marais, des pièces emblématiques faites par Roger Capron et Robert Picault, ou encore des œuvres métallisées et irisées de Clément et Jérôme Massier.
Au-delà de ces prouesses techniques, Cécile Dupuis tient surtout à rappeler la dimension humaine d’une vente aux enchères. Ce n’est pas qu’un échange de biens, mais celui de passionnés ou d’amateurs, partageant un vrai moment interactif autour de l’art.
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