Éric Ciotti a présenté la réorganisation des services municipaux et métropolitains ce matin à l’Hôtel de Ville. Comme depuis le début de son mandat, l’édile a pour objectif de faciliter le fonctionnement des administrations et de renflouer le budget.
« J’ai considéré que cette administration dans sa structure hiérarchique était surdimensionnée pour conduire une action publique efficace », considère Éric Ciotti.
Au cœur du Salon Chéret à l’Hôtel de Ville, le maire de Nice a présenté le nouvel organigramme des services municipaux et métropolitains. L’objectif de la municipalité est d’apporter une simplification du fonctionnement de l’administration, mais également d’effectuer des économies.
Le Président de la Métropole Nice côte d’Azur évoque une situation budgétaire « tendue ». La moitié des dépenses sont affiliées au fonctionnement de la ville et près d’un quart aux dépenses de fonctionnement de la métropole. Pour la majorité municipale, il est urgent de réorganiser les services afin d’apporter une transparence.
Un remaniement jugé nécessaire
La réorganisation annoncée vise à passer de 126 directions à 32. Des chiffres qui ont provoqué une réaction du public s’étant faite entendre dans l’auditoire.
Le nouvel organigramme vise à optimiser le fonctionnement interne des administrations. L’idée est de clarifier les chaînes de décision pour rendre lisible l’action publique. Il est attendu des actions plus opérationnelles, plus directes et plus rapides. Le maire de Nice a d’ailleurs affirmé son attachement à rendre les démarches plus simples et moins soumises aux normes.
« Je souhaite une administration qui ait le moyen de répondre le plus rapidement, le plus efficacement et le plus directement aux attentes des Niçoises et des Niçois », affirme Éric Ciotti.
Cette simplification va de pair avec un contrôle de la dépense. La réduction du nombre de services permettra également de réaliser des économies et de maîtriser les coûts de fonctionnement. « 120 directions, ça veut dire 120 véhicules de service, 120 secrétariats et des locaux », insiste le maire de Nice.
Ces économies pourront être attribuées aux services dits prioritaires, comme la sécurité et les services de proximité. « Nous augmenterons de 50 % les effectifs de la Police municipale. Nous engagerons également un plan de rénovation thermique dans les écoles », certifie le maire de Nice.
Une partie de l’opposition à la mairie de Nice ne perçoit pas d’un bon œil cette volonté « d’économie ». « Le service public n’est pas une variable d’ajustement budgétaire. Les Niçois méritent mieux qu’une politique qui affaiblit leurs services publics », défend Julien Picot, élu communiste d’opposition.
Le Directeur général des services, Christophe Picard, présente une organisation avec une trentaine de directions. « Ce seront des directeurs et directrices que nous nommerons au 1er septembre. »
Celles existantes seront alors intégrées dans les nouvelles directions. « Beaucoup de directions sont appelées à fusionner et d’autres à disparaître », assure le directeur général des services.
Des répercussions sur les agents redoutées
Le maire de la cité azuréenne a assuré qu’il n’y aurait eu aucune opposition de la part des organisations syndicales, lors de la présentation de cet organigramme au comité social territorial du 30 juin dernier.
« Nous devons réduire les coûts qui ne sont pas indispensables pour les tourner vers des investissements stratégiques pour l’avenir », considère Éric Ciotti. Pourtant, les conséquences de cette réduction des services risquent d’être drastiques pour les agents de la municipalité.
« Des non-renouvellements de contrats à durée déterminée pourront avoir lieu, mais ce n’est pas nouveau, il y en a toujours eu. Chaque poste est évalué en fonction de son utilité », assume le maire de Nice.
Christophe Picard reconnaît que cet organigramme impliquera forcément des conséquences humaines significatives. « Nous allons accompagner les agents, les directeurs et les chefs de service qui seront les premiers impactés. Nous veillerons à ce que tout se passe du mieux possible pour l’ensemble des agents.
Du côté de l’opposition de la municipalité, cette nouvelle organisation suscite des craintes quant à la préservation du service public.
« Derrière les annonces de réorganisation se cache une réalité : moins d’agents, c’est moins de service public, moins de proximité et une dégradation du service rendu aux habitants », réagit Julien Picot.
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