Le chantier Haliotis 2 a été visité par Éric Ciotti dans la matinée du jeudi 9 juillet. L’objectif était d’observer l’état d’avancement du projet, qui vise à remplacer l’ancienne station d’épuration. Malgré les contraintes, l’aboutissement du chantier s’annonce dans les délais.
« Ce chantier est sans doute le plus important qui se déploie sur le territoire métropolitain aujourd’hui. À peu près à mi-parcours, il devrait se terminer de façon totalement définitive en 2030 », assure Éric Ciotti, le maire de Nice.
Haliotis 2 se dissimule dans le paysage habillé de son toit végétalisé. Mais, sa discrétion n’enlève en rien son importance. Le 9 juillet à 11 heures, le maire de la cité azuréenne s’est rendu sur le chantier afin de découvrir l’avancement du projet.
En 2025, la métropole Nice Côte d’Azur a lancé un projet d’envergure de modernisation de la station d’épuration niçoise. Porté par la Régie Eau Azur, cette structure vise à améliorer le traitement des eaux usées pour 26 communes de la métropole.
Dans un contexte d’urgence climatique et de raréfaction des ressources, Haliotis 2 repose sur un modèle écologique, visant à préserver l’eau et à adapter les ouvrages aux changements climatiques.
Un chantier sur la bonne voie
Ce projet ne vise pas à construire sur un terrain neutre. L’objectif est de moderniser le site existant, Haliotis 1. Il s’agit d’anticiper le vieillissement des installations, en créant des ouvrages de haute technologie. « L’enjeu de cette station est de supprimer la station vieillissante de Saint-Laurent du Var et toutes les communes de l’ouest de Nice et de la rive droite du var seront raccordées à Haliotis 2 », déclare le président de la Métropole Nice Côte d’Azur.
La Régie Eau Azur souhaite garantir une conformité à long terme face aux normes à venir, mais également à anticiper les besoins futurs du territoire, tout en étant en accord avec les normes environnementales. « C’est un chantier important, lancé par les équipes qui m’ont précédé et que je salue parce que c’est un beau projet. Il s’agit d’un chantier dont l’utilité n’est plus à démontrer », confie le maire de Nice.
Ce dispositif sera capable de produire de nouvelles sources d’énergie décarbonée par le traitement des microplastiques. La réutilisation des eaux usées traitées favorisera une économie circulaire. « Il s’agit d’une usine de ressources ! À chaque étape du traitement, la matière et l’énergie sont valorisées », certifie le président de la Régie Eau Azur, Hervé Paul.
Par ailleurs, l’usine existante continue de fonctionner pendant les travaux. « Ce chantier est la déconstruction des installations existantes, tout en permettant le traitement optimal des eaux usées », affirme le maire de Nice.
Lors de la visite, il a été assuré que le calendrier des ouvrages est maintenu. Dès le mois d’août 2026, un essai de mise en service de la nouvelle station de refoulement de la mer sera effectué. Elle sera finalement lancée au mois d’octobre qui suit. Progressivement, les différents ouvrages seront testés puis déployés.
Des contraintes maîtrisées
La métropole de Nice est fortement exposée aux risques climatiques. Entre inondation, vague de submersion marine, liquéfaction des sols et séisme, l’emplacement du chantier Haliotis 2 impose des conditions auxquelles les concepteurs ont dû s’adapter.
« Le terrain est de mauvaise qualité, nous devons sécuriser avec un système de renforcement des sols. À chaque fois que nous commençons un ouvrage, nous devons réaliser toutes les phases de traitement de sol pour éviter les glissements de terrain », affirme Hervé Paul.
Haliotis 2 visera à mettre en place plus de 68 % de surfaces perméables par rapport à aujourd’hui. L’idée est de respecter le cadre de la Promenade des Anglais, mais également de préserver le cadre de vie des riverains. « Nous connaissons des contraintes techniques et urbaines avec un espace limité, nous sommes aussi à proximité de l’aéroport », ajoute le président de la Régie Eau Azur.
Le maire de Nice assure que la sécurisation du site est optimale. « Tous les équipements sont construits en intégrant le degré maximal de risque. »
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