Face au parvis de la mairie de Nice ce samedi après-midi, les communistes niçois ont tenu un rassemblement d’urgence contre l’antisémitisme. Une cinquantaine de personnes se sont réunies pour faire face à l’antisémitisme. Une initiative déclenchée par de nouvelles révélations visant Jordan Bardella.
Le rendez-vous était fixé sur le parvis de l’hôtel de ville. À l’initiative du Parti communiste français (PCF), une cinquantaine de militants se sont réunis pour pousser un cri d’alarme. À l’origine de cette mobilisation, les révélations publiées par Mediapart concernant des écrits attribués à Jordan Bardella. Pour les organisateurs, l’heure n’est plus à l’attente mais à la réaction.
Bien que la foule réunie devant la mairie soit restée modeste, Gilles Verrier assume ce premier pas. « C’est un début de réaction. Le cordon sanitaire qui était en train de s’effriter autour du RN doit être reconstruit, c’est une muraille qu’il faut ériger contre ces idées ».

« L’antisémitisme n’a pas sa place dans la République »
Julien Picot, secrétaire départemental du PCF des Alpes-Maritimes, a martelé, « la République ne peut pas se permettre aujourd’hui de vaciller. L’antisémitisme n’a pas de place dans la République, c’est un délit, tout comme le racisme. » Exigeant la démission du président du Rassemblement national, le dirigeant communiste réclame également un positionnement clair du maire de Nice, Eric Ciotti, et des responsables politiques locaux.
Une analyse partagée par Gilles Verrier, secrétaire de la section niçoise du PCF, qui dresse un parallèle historique grinçant. « On a désormais la preuve de ce que pensent Jordan Bardella et le RN derrière lui. Aujourd’hui, on a la preuve pour tous ceux qui en doutaient que le Rassemblement national est resté un parti antisémite. Tous ceux qui croyaient en la dédiabolisation ne peuvent plus y croire. »

La droite niçoise sous le feu des critiques
Au-delà de la cible nationale, les organisateurs ont réservé leurs flèches les plus vives à la droite locale et au député Éric Ciotti. Le mouvement dénonce les alliances politiques nouées entre l’UDR et le RN, accusant le parlementaire d’un silence coupable. « Éric Ciotti doit condamner ces propos et se dissocier clairement du Rassemblement national », lance Julien Picot.
Autre point majeur relevé durant le rassemblement, l’absence des figures de la droite dite républicaine locale alors conviées à ce rassemblement. La sénatrice Dominique Estrosi-Sassone, le premier adjoint Anthony Borré ou encore l’ancien maire Philippe Pradal ont été explicitement pointés du doigt par Julien Picot pour avoir « brillé par leur absence […] La lutte contre l’extrême droite ne se fait pas au gré des échéances électorales, elle se fait tout le temps », a appuyé le conseiller municipal.
Le PCF annonce déjà que d’autres mobilisations suivront dans les Alpes-Maritimes notamment mardi à 14 heures, ils apporteront leur soutien aux lycéens en grève. Les organisateurs ont réitéré leur appel à l’ensemble des forces républicaines et associatives niçoises pour bâtir un front commun plus vaste dans les semaines à venir.
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