Deux agents de la collecte des déchets de la Métropole Nice Côte d’Azur ont expérimenté l’utilisation d’exosquelettes, le vendredi 31 juillet, en présence d’Éric Ciotti. Cette démonstration doit permettre d’évaluer la capacité de ce dispositif à améliorer les conditions de travail des agents.
Deux jeunes agents du service des encombrants, Nicolas et Axel, ont été équipés du dispositif HAPO BACK. Sous leurs yeux, un tas d’encombrants en tous genre comme une commode ancienne ou un fauteuil abîmé justes posés à même le sol.
La démonstration a été coordonnée par la direction des ressources humaines, en concertation avec la médecine préventive, afin d’évaluer le confort du dispositif et son adaptation aux conditions réelles de la collecte. Éric Ciotti, le maire de Nice et le président de la Métropole Nice Côte d’Azur est venu assister à la démonstration de l’exosquelette destiné à améliorer le quotidien des agents. Le maire de la cité azuréenne a eu l’occasion d’essayer ce dispositif, à la fois léger et discret. « Je pense que le test est concluant, il l’a été pour moi mais il le sera surtout pour les agents de la collecte de la métropole », a déclaré Éric Ciotti.
« Ces trois dernières années, 78 accidents de travail étaient en grande partie liés à la manutention », a déploré Jean-Louis Murati, le responsable des services administratifs des régies de la collecte. Si des actions diverses et variées ont déjà été initiées pour améliorer les conditions de travail du personnel, le dispositif HAPO BACK semble être une solution potentielle aux maux des agents.
Éric Ciotti : « éviter le plus possible la pénibilité au travail »
L’exosquelette est un équipement solide, simple à mettre pour les agents. Ce dispositif est passif car il ne dispose ni d’une charge ni d’une batterie. « Avec l’aide de ressort, il vous assistera lorsque vous porterez une charge », a expliqué Olga Bazerque Grigova, la chargée de développement des exosquelettes HAPO.
Nicolas et Axel ont commencé la démonstration en verrouillant chacun le vérin de leur dispositif. Sous les regards attentifs des visiteurs, ils ont porté les charges jusqu’à la camionnette. « C’est simple à enfiler et à débloquer pour monter dans la camionnette, nous pouvons conduire sans problème », a témoigné Axel.

Les mouvements sont accompagnés par des ressorts, réduisant la sensation d’effort. Ce dispositif vise également à éviter les accidents et les risques musculo-squelettiques. « Nous l’expérimentons sur la collecte des encombrants puisque naturellement les agents qui accomplissent ces tâches répétitives doivent soulever chaque jour, chaque nuit, des poids importants », a assuré Éric Ciotti.
Pour cette année, le responsable des services administratifs des régies de la collecte a révélé le déploiement de dix exosquelettes. Selon les résultats des expérimentations, « les trois prochaines années, nous déploierons pour arriver à cinquante exosquelettes, soit 100 000 euros, pour 50 % de l’effectif encombrant équipé », a-t-il ajouté.
Un hommage aux agents de la collecte des déchets
Cette visite a été l’occasion pour le Président de la Métropole de témoigner de sa reconnaissance aux agents de collecte des déchets : « je souhaite rendre hommage au personnel de la métropole qui accomplit ces missions ingrates mais essentielles. Nous ne pourrions pas vivre en société s’il n’y avait pas de collecte de déchets. Ce sont des missions de service public majeures. »
Face à la pénibilité des tâches, la problématique des dépôts sauvages a été soulignée par le maire de Nice. Dans les 15 000 tonnes collectées chaque année, 30 % à peine résultent des rendez-vous, 70 % relèvent d’une forme de dépôt sauvage sur la voie publique. Pour l’édile, cette visite est également une forme d’appel au civisme pour que les encombrants soient ramassés dans un cadre préétabli.
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