Il y a 109 ans, Georges Guynemer disparaissait dans le ciel de Flandres. Ce vendredi 11 septembre, son nom a de nouveau résonné à Nice, au square qui porte son nom, où militaires, élus et représentants des institutions se sont réunis pour rendre hommage au célèbre aviateur français.
Le temps a passé, mais le souvenir demeure. Ce vendredi matin, une vingtaine de militaires se sont retrouvés au square Guynemer, rue de Foresta, à Nice, pour commémorer la disparition du capitaine Georges Guynemer. Drapeaux, uniformes et décorations ont accompagné cette cérémonie placée sous le signe du devoir de mémoire.

Parmi les représentants présents, Hervé de Surville représentait Éric Ciotti, maire de Nice, tandis que Gaëlle Frontoni représentait Charles Ange Ginésy, président du département des Alpes-Maritimes. Autour d’eux, les militaires ont participé à ce moment solennel, rappelant que le nom de Guynemer reste profondément lié à l’histoire de l’armée de l’Air française.
Après les différents hommages, les voix se sont élevées pour entonner La Marseillaise. Quelques instants durant lesquels le square Guynemer a pris une autre dimension. La cérémonie s’est achevée dans le recueillement, avec une pensée pour celui qui, il y a plus d’un siècle, était devenu l’un des visages de l’aviation française. Prenant la parole, un officier de la Marine nationale française l’a exprimé en quelques mots : « Il est au soldat français un souvenir impérissable. »
Un jeune homme devenu héros national
Né en 1894, Georges Guynemer est devenu, durant la Première Guerre mondiale, l’un des plus célèbres pilotes de chasse français. Membre de l’escadrille des Cigognes, il comptait 53 victoires homologuées et devenaient l’un des grands « as » de l’aviation française.

Sa devise, « Faire face », est restée indissociable de son nom. Le 11 septembre 1917, alors qu’il est capitaine, Guynemer décolle pour une mission au-dessus de la Flandre. Il ne regagnera jamais sa base. Son avion disparaît lors d’un combat aérien près de Poelkapelle, en Belgique. Son corps et son appareil ne seront jamais retrouvés avec certitude.
109 ans après sa disparition, son nom continue pourtant de vivre. À Nice, cette cérémonie aura permis de rappeler le destin hors du commun de ce jeune pilote devenu une figure de la Grande Guerre, mais aussi de faire vivre, le temps d’un hommage, le devoir de mémoire qui lui est consacré.
NicePremium est un média local indépendant et gratuit.
Pour nous aider à continuer, vous pouvez soutenir notre travail à partir de 5 € par mois.
