CHU de Nice : une nouvelle technique endoscopique testée pour traiter l’obésité

Une intervention réalisée en avril 2026 marque une étape dans la prise en charge de l’obésité. Le Centre hospitalier universitaire de Nice a mis en œuvre une procédure encore jamais utilisée en France. Cette approche repose sur une technique mini-invasive sans recours à la chirurgie ni à un traitement médicamenteux.

Le Centre hospitalier universitaire de Nice a réalisé, en avril 2026, une intervention présentée comme une première nationale dans le traitement de l’obésité. Cette initiative s’inscrit dans une recherche de nouvelles solutions pour accompagner les patients atteints de cette pathologie.

La procédure a été menée en endoscopie digestive. Cette méthode permet d’intervenir sans ouvrir l’abdomen. L’acte s’appuie sur une technique appelée fundic gastric mucosal ablation, abrégée fGMA. Le principe repose sur une action ciblée sur la muqueuse fundique de l’estomac.

La technique consiste à détruire une partie précise de cette muqueuse grâce à un système de coagulation par argon. Ce dispositif agit directement sur la production de ghréline, une hormone impliquée dans la sensation de faim. La réduction de cette hormone vise à limiter l’appétit sur la durée.

L’intervention a été réalisée sous anesthésie générale. La prise en charge s’est déroulée au sein du pôle DIGI-TUNED. Le patient concerné présentait une obésité de grade 2 avec un indice de masse corporelle de 35,5 kg/m². La procédure a été effectuée en ambulatoire, avec un retour à domicile le jour même.

Une technique associée à une pratique déjà utilisée

La fundic gastric mucosal ablation n’a pas été utilisée seule. L’équipe médicale l’a combinée à une plicature endoscopique gastrique, une intervention déjà pratiquée dans l’établissement. Cette association constitue un axe de travail pour améliorer les résultats obtenus.

La plicature permet actuellement une perte de poids moyenne d’environ 15 %. L’ajout de la fGMA pourrait permettre de dépasser les 25 %. Ces données restent à confirmer par des études complémentaires.

À ce jour, une seule publication internationale mentionne cette technique. Cette étude a été réalisée par une équipe italienne et publiée dans la revue Endoscopy. Dans ce contexte, la mise en œuvre au CHU de Nice marque une étape pour son développement en France.

La procédure a été validée en réunion de concertation pluridisciplinaire. Cette étape permet de définir les indications et d’encadrer le parcours du patient. L’intervention s’inscrit dans le dispositif du Centre Spécialisé de l’Obésité, sous la coordination du Dr Véronique Nègre et du Pr Nicolas Chevallier.

Un encadrement médical et technique structuré

L’intervention a bénéficié d’un accompagnement technique spécifique. La société ERBE Medical a apporté son soutien lors de la réalisation. La Société Française d’Endoscopie Digestive a également participé à cette première nationale.

La collaboration a inclus le Pr Marc Barthet, président de cette société savante. Ce cadre a permis de sécuriser l’introduction de la technique dans un environnement hospitalier.

Le CHU de Nice met en avant plusieurs éléments liés à cette approche. La technique ne nécessite pas de chirurgie. Aucun traitement médicamenteux n’est requis. L’intervention reste mini-invasive et la récupération est rapide.

Ces caractéristiques peuvent représenter une alternative pour certains patients. Le parcours reste toutefois encadré par une équipe pluridisciplinaire. La sélection des candidats repose sur des critères médicaux précis.

Une stratégie tournée vers l’innovation médicale

Cette intervention s’inscrit dans une stratégie plus large. Le CHU de Nice cherche à développer des solutions adaptées aux besoins des patients atteints d’obésité. La diversification des techniques constitue un levier pour améliorer la prise en charge.

Les équipes médicales et paramédicales ont été mobilisées pour cette intervention. Leur implication a permis la réalisation de cette première nationale. L’établissement souligne également le rôle des partenaires scientifiques et techniques. Pour le CHU de Nice, « cette première nationale illustre notre ambition : proposer aux patients maralpins des solutions innovantes, moins invasives et toujours plus efficaces, dans un cadre médical rigoureux et sécurisé. »

Cette démarche vise à proposer un accès à des techniques récentes dans un cadre structuré. Le suivi des patients reste au cœur du dispositif. La coordination entre les différents intervenants constitue un élément central.

La mise en œuvre de la fGMA ouvre de nouvelles perspectives. Des évaluations seront nécessaires pour mesurer les effets à long terme. Les résultats devront être analysés sur un plus grand nombre de patients.

Le CHU de Nice réaffirme, à travers cette initiative, son engagement dans le développement de nouvelles pratiques. L’objectif reste d’adapter les traitements aux profils des patients, tout en maintenant un cadre sécurisé.

Cette première nationale marque une étape. Elle pourrait contribuer à faire évoluer les stratégies thérapeutiques dans les années à venir.

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