Sécurité routière : 27 blessés grave dans les Alpes-Maritimes en mars 2026

Les chiffres de la sécurité routière au mars 2026 dans les Alpes-Maritimes sont restés stable. Depuis janvier, neuf personnes ont perdu la vie dont une majorité de piétons.

Le mois de mars 2026 a compté 61 accidents corporels, trois décès et 27 blessés graves dans le département des Alpes-Maritimes selon les chiffres de l’observatoire départemental de la sécurité routière. Ces niveaux sont identiques pour la mortalité et les blessés graves par rapport à mars 2025, malgré une légère hausse du nombre d’accidents. Depuis le début de l’année, neuf décès ont été enregistrés contre sept sur la même période l’an dernier. Les usagers de véhicules de tourisme et les piétons représentent la majorité des victimes. L’article R.415‑11 du Code de la route rappelle que « tout conducteur doit céder le passage, au besoin en s’arrêtant, à un piéton (…) »

Les décès du mois concernent un automobiliste, un usager de deux‑roues motorisé et un piéton. Deux victimes avaient plus de 65 ans. Les faits se sont produits uniquement en agglomération, avec deux accidents mortels un mardi et un autre un dimanche. Depuis janvier, les piétons apparaissent comme la catégorie la plus touchée, avec un décès supplémentaire par rapport à l’an dernier. L’année 2025 avait compté 51 personnes tuées et 371 blessées graves dans le département.

La préfecture a pris 380 arrêtés de suspension de permis en mars, contre 422 un an plus tôt. Le barème renforcé, appliqué depuis mars 2025, reste en vigueur et ne prévoit aucune tolérance pour les permis probatoires.

Des actions de prévention en avril

Deux opérations de sensibilisation sont prévues. Un village prévention sera organisé le 28 avril pour les agents de la ville de Vence. Les 29 et 30 avril, une action sera menée auprès des collaborateurs de l’entreprise Roberte à Grasse. De plus un stand de la Préfecture des Alpes-Maritimes sera au Rider Festival à Menton les 18 et 19 avril 2026 avec notamment un simulateur deux-roues. Ces initiatives s’inscrivent dans la continuité des actions menées pour réduire l’accidentalité sur le réseau départemental.

Pour rappel, les déplacements en trottinette électrique et autres engins de déplacement personnel motorisés sont désormais soumis à des obligations renforcées dans les Alpes‑Maritimes. Depuis le 2 avril 2026, chaque usager doit porter un casque homologué, correctement attaché, ainsi qu’un gilet rétro‑réfléchissant pendant toute la durée du trajet, de jour comme de nuit. Cette mesure intervient dans un contexte d’accidentalité en hausse, marqué par 710 interventions de secours en 2025, contre 468 en 2023. Deux décès ont également été recensés en 2025.

Les autorités rappellent que l’usage d’un EDPM (Engin de Déplacement Personnel, N.D.L.R) reste autorisé à partir de 14 ans et nécessiteune assurance couvrant la responsabilité civile. L’engin doit disposer d’un feu avant et arrière en état de fonctionnement, de catadioptres, de freins efficaces et d’un avertisseur sonore. Les règles de circulation déjà en vigueur continuent de s’appliquer :vitesse limitée à 25 km/h, interdiction du débridage, obligation d’emprunter les aménagements cyclables en agglomération lorsqu’ils existent, circulation autorisée sur les chaussées limitées à 50 km/h en l’absence de piste, et interdiction de circuler hors agglomération sans voie dédiée. Le stationnement sur trottoir reste possible uniquement s’il ne gêne pas les piétons et en l’absence de réglementation municipale contraire.

Les sanctions associées à ces règles couvrent un large éventail de situations. Le non‑port du casque et du gilet rétro‑réfléchissant expose à une amende de 35 €. La circulation sur une voie interdite, l’usage d’écouteurs ou d’un téléphone tenu en main, le transport d’un passager ou la circulation sur trottoir sans autorisation entraînent une amende de 135 €. Le débridage peut être sanctionné jusqu’à1 500 €, avec immobilisation ou confiscation possible. Les défauts d’équipement obligatoire peuvent donner lieu à des amendes allant de 11 à 35 €.

Depuis plus d’une semaine, les forces de sécurité mènent des contrôles pédagogiques afin de laisser aux usagers le temps de s’équiper. L’ensemble de ces règles vise à encadrer une pratique en plein essor et à réduire les accidents, dans un département où les EDPM occupent une place croissante dans les mobilités quotidiennes.

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