La Ligue de Football Professionnel (LFP) a dévoilé, jeudi 4 juin, son classement annuel des pelouses de Ligue 1 et de Ligue 2. L’OGC Nice prend la première place en Ligue 1 devant le FC Metz et le FC Nantes. Le Paris Saint-Germain, leader l’an dernier, quitte le podium.
C’est une maigre consolation après une saison très délicate. L’OGC Nice termine en tête du classement des pelouses de Ligue 1 publié par la Ligue de Football Professionnel. Cette distinction intervient après une saison marquée par un barrage pour le maintien et apporte une reconnaissance technique au club azuréen. Metz et Nantes complètent le trio de tête, tandis que Rennes et Lorient ferment le classement.
La publication du classement intervient trois semaines après la fin du championnat. La LFP s’appuie sur une moyenne issue des retours des clubs, du corps arbitral et du réalisateur télé. Cette méthode place l’Allianz Riviera au premier rang avec une note de 18,42 sur 20. Metz suit avec 18,22 et Nantes obtient 18,19. Paris, premier en 2025, glisse au quatrième rang avec 18,12.
Cette première place contraste avec une période délicate traversée quelques mois plus tôt. Le 21 août 2024, la pelouse des Aiglons se retrouvait au centre d’une polémique. La surface, dégradée après les Jeux Olympiques 2024, inquiétait la municipalité et le club. La ville de Nice exprimait publiquement sa préoccupation et demandait des mesures d’urgence pour éviter de ternir l’image du stade et du club. Cette alerte intervenait alors que la saison de Ligue 1 venait de débuter et que la réception de Toulouse approchait. Le mauvais état du terrain menaçait ce rendez‑vous et alimentait les interrogations autour de la gestion du site.
La récompense d’un travail entamé l’année dernière
Cette séquence a conduit à un chantier d’envergure l’année suivante. Le 22 juin 2025, un programme de rénovation profonde débutait pour huit semaines. Depuis le 2 juin, Nice Eco Stadium pilotait une transformation complète de la surface de jeu, en lien étroit avec l’OGC Nice. Le projet dépassait le simple remplacement du gazon. Les équipes intervenaient sur près de 8 000 m² pour retirer l’ancien substrat volcanique et installer une base sableuse en deux couches. Cette structure favorisait le drainage, la stabilité et un enracinement efficace.
L’arrosage faisait aussi l’objet d’une refonte. Vingt‑quatre arroseurs nouvelle génération étaient installés. Le système devait fonctionner en partie grâce à l’eau de pluie récupérée sur le site, avec une économie estimée à 40 000 m³ par an. La dernière étape consistait à poser une pelouse hybride, mêlant fibres synthétiques et gazon naturel. La solution “Lay & Play” permettait une utilisation immédiate du terrain, un atout important pour un club engagé dans un calendrier dense.
Plus bas dans le classement, Brest, Lorient et Rennes affichent des évaluations moins favorables. Le Roazhon Park se retrouve même à l’avant‑dernière place avec une moyenne de 17,00. Cette disparité souligne l’importance des conditions de jeu dans un championnat où les enjeux techniques et télévisuels prennent de plus en plus de place.
La LFP a également communiqué les résultats de la Ligue 2. Nancy domine le classement avec une note de 19,11, devant Boulogne (18,49) et Saint‑Étienne (18,44). Ce résultat intervient après une saison marquée par un maintien tardif pour Nancy. Le club lorrain obtient ainsi une reconnaissance similaire à celle de Nice, dans un contexte sportif également tendu.
Pour l’OGC Nice, cette distinction s’ajoute à une fin de saison marquée par « la volonté » de stabiliser le projet sportif. Le classement des pelouses ne modifie pas la réalité du terrain, mais il contribue à valoriser un savoir‑faire local. L’Allianz Riviera se retrouve ainsi au centre d’un palmarès qui met en avant la qualité du travail réalisé en coulisses, loin des projecteurs habituels.
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