Les mobilisations dans les lycées des Alpes-Maritimes se sont poursuivies ce jeudi 1er octobre 2026. La préfecture fait état de 72 interpellations dans le département, après des jets de projectiles, des dégradations, des incendies et des affrontements avec les forces de l’ordre. Dès vendredi, 24 lycées passeront en enseignement à distance à Nice, Cannes, Antibes, Cagnes-sur-Mer, Menton et Grasse.
Une quinzaine de lycées ont été perturbés ce jeudi 1er octobre dans les Alpes-Maritimes. Des manifestations de lycéens ont notamment donné lieu à des rassemblements aux abords des établissements. La préfecture indique également la présence de personnes extérieures aux mobilisations. Selon le bilan communiqué ce jeudi, 72 personnes ont été interpellées au cours de la journée dans le département. Les interventions font suite à des jets de mortiers ou de projectiles, des incendies volontaires ou encore des infractions liées au port d’armes.
Depuis le début du mouvement, le nombre total d’interpellations atteint 174. La journée de jeudi constitue ainsi le bilan le plus élevé depuis le début du mouvement.
Trois sections de CRS mobilisées à Nice
Le dispositif de sécurité a été renforcé au fil de la journée. Trois sections de CRS sont intervenues à Nice, en complément des effectifs départementaux de la Police nationale. Ces renforts doivent rester mobilisés dans les prochains jours.
La préfecture indique que la Police nationale et les polices municipales ont travaillé conjointement, avec l’appui des services de voirie des communes. Le retrait de poubelles et la remise en état de la voie publique ont notamment accompagné les opérations de maintien de l’ordre.
Les mobilisations ont évolué selon les établissements. Le lycée du Parc Impérial et le lycée Magnan, particulièrement concernés mercredi 30 septembre, ont connu une journée plus calme. D’autres établissements ont en revanche été touchés ce jeudi.
Un policier national a par ailleurs été blessé à Antibes. Son cas va nécessiter une hospitalisation de cinq jours. Depuis le début du mouvement, 16 policiers ont été blessés. Les sapeurs-pompiers ont également réalisé une trentaine d’interventions pour des feux.
Face à cette situation, une réunion de coordination s’est tenue mercredi soir entre le préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Girier, le directeur interdépartemental de la Police nationale, le directeur académique des services de l’Éducation nationale et les représentants des communes de Nice, Menton, Cagnes-sur-Mer, Grasse, Antibes et Cannes.
24 lycées passent à l’enseignement à distance vendredi
À compter du vendredi 2 octobre, 24 lycées situés à Nice, Cannes, Antibes, Cagnes-sur-Mer, Menton et Grasse seront placés en enseignement à distance par l’Éducation nationale. Cette mesure doit permettre d’assurer la continuité de la scolarité tout en évitant les regroupements aux abords des établissements concernés.
Un nouvel arrêté préfectoral interdit par ailleurs, dès vendredi, les regroupements statiques aux abords des 24 lycées ayant fait l’objet de mobilisations ces derniers jours.
La préfecture des Alpes-Maritimes a également démenti une information diffusée sur les réseaux sociaux concernant un bébé qui aurait été exposé à du gaz lacrymogène à Nice.
Dans la matinée, une mère accompagnée de son bébé, qui présentait un problème respiratoire, est descendue d’un autocar à proximité d’une station-service à Nice. La mère a sollicité l’aide de policiers nationaux présents sur place.
Les forces de l’ordre ont apporté leur assistance en attendant l’arrivée des secours. Les sapeurs-pompiers ont ensuite pris en charge le nourrisson, dont l’état de santé était stable, avant son transport vers le Centre Hospitalier Pédiatrique de Lenval.
La préfecture précise qu’aucun gaz lacrymogène n’a été utilisé aux abords de cette prise en charge. Les affirmations selon lesquelles le bébé aurait été victime de gaz lacrymogène sont donc démenties par les autorités.
NicePremium est un média local indépendant et gratuit.
Pour nous aider à continuer, vous pouvez soutenir notre travail à partir de 5 € par mois.
