Blocage des lycées : Éric Ciotti active le Centre de Supervision Urbain pour contenir les débordements

Après plusieurs journées de grandes tensions lors de mobilisations lycéennes, Éric Ciotti et plusieurs représentants municipaux de la ville de Nice étaient réunis ce matin pour une réunion de coordination. Au programme, bilan des actions réalisées, des tensions en cours, et préparation à une potentielle reprise des revendications en début de semaine prochaine.

Ce matin dès 9h, Éric Ciotti et une partie des services municipaux de la ville de Nice étaient réunis au Centre de Supervision Urbain pour y tenir une cellule de coordination. L’objectif était très clair, parvenir à contenir les mobilisations lycéennes, blocages et débordements qui sévissent depuis plusieurs jours.

Hier, ce sont 72 personnes qui ont été interpellées au cours de la journée dans le département suite à des jets de mortiers ou de projectiles, des incendies volontaires ou encore des infractions liées au port d’armes. Un record depuis le départ des manifestations en début de semaine qui a conduit à la tenue de cette rencontre.

 « Nous avons voulu mettre en place cette cellule de coordination dans une situation où les tensions n’ont cessé de croître. L’idée est de travailler main dans la main avec tous les services compétents pour gérer cette situation de crise. Le préfet a pris la décision de fermer certains établissements et je salue cette prise de position qui participe grandement au retour au calme que nous avons constaté ce matin », a déclaré le maire de Nice pour débuter cette réunion.

Pour lui, ces débordements prennent des proportions invraisemblables à cause de perturbateurs qui profitent des rassemblements pour semer le chaos : « beaucoup de manifestants sont des casseurs, des pilleurs, des barbares qui ne sont en aucun cas des lycéens. Ils sont venus masqués et sont là pour casser. »

Au total, 24 lycées sont fermés ce vendredi 2 octobre dans les Alpes-Maritimes, dont 10 à Nice. Les élèves y suivent les cours en distanciel.

Plusieurs dispositifs mis en place ce vendredi

Pour contenir la situation, la vigilance a été de mise tout au long de la nuit : « on a eu des menaces cette nuit sur plusieurs stations-services qui étaient ciblées pour y voler du carburant afin de démarrer des incendies, comme autour du Square Alphonse Daudet par exemple. Il y a eu des rondes toutes les demi-heures autour de ces stations pour éviter les pillages. Les caméras de surveillance ont-elles aussi joué un rôle prépondérant dans la sécurité », s’est réjoui le maire de Nice.

Il indique également que du côté des services de propreté et de collectes, des moyens ont été mis en œuvre très tôt ce matin pour que rien ne traine dans les rues, ou à proximité des lycées : « nos équipes ont procédé au retrait de 170 bacs d’ordures ménagères sur la voie publique afin qu’ils ne puissent pas être utilisés comme projectiles ou comme barricades. Les horaires de collectes ont été avancés pour que les tournées soient achevées au plus tard à 6h30. Les points d’apports volontaires autour des lycées ont été vidés, que ce soit pour le verre ou pour les vêtements. »

En plus de toutes ces précautions, la municipalité a demandé aux opérateurs de vélo d’évacuer les deux-roues en libre-service aux abords des lycées, pour qu’ils ne soient pas utilisés à mauvais escient. Plusieurs espaces verts, comme le Square Wilson, ont eux aussi été fermés pour la journée pour éviter les incendies et les pillages.

Grande vigilance pour la manifestation de mardi prochain

Bien que la situation ait semblé sous contrôle, Éric Ciotti n’en reste pas moins vigilant pour la suite : « aujourd’hui la fermeture préventive de dix lycées a été très efficace, mais il y a une grande inquiétude sur la manifestation de mardi. On sait que l’extrême gauche va se servir de cette journée pour faire ce qu’elle sait faire de mieux, créer la panique. Le mouvement a été embrasé par LFI et l’ultra gauche, ça a été prouvé, ils veulent le chaos. »

Il faut donc s’attendre à de nouvelles reprises des tensions en début de semaine prochaine, notamment mardi 6 octobre, puisque l’Union Syndicale Lycéenne (USL) et l’Union Étudiante appellent à poursuivre les revendications lors d’une nouvelle journée de mobilisation de la jeunesse.

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