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19 juin 2024

Nombre insuffisant d’internes à former à Nice, Christian Estrosi interpelle les ministères

Eloïse Esmingeaud
Eloïse Esmingeaud
Journaliste pour Nice Premium depuis mars 2023

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199 postes sont annoncés par l’ARS PACA pour 245 demandés. Le maire de Nice adresse une demande urgente aux ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur pour revoir l’effectif trop insuffisant attribué à sa subdivision.

« Protéger la santé des citoyens, c’est avant tout former les futurs professionnels en nombre suffisant », débute Christian Estrosi. Dans une lettre envoyée ce mercredi 19 avril, le maire de Nice exprime « sa plus vive inquiétude » à François Braun, ministre des Solidarités et de la Santé et Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

L’Université Nice Côte d’Azur demandait 245 postes pour l’année 2024. L’Agence Régionale de Santé PACA a annoncé le 13 avril, lui attribuer le droit de former 199 internes. Une demande diminuée de 20% qui « n’est pas acceptable » pour le premier magistrat de la ville. 199 postes ne seraient pas suffisants pour innerver l’ensemble des hôpitaux concernés : Cannes, Antibes, Grasse, Menton, Draguignan, Fréjus et la Corse.

« L’Observatoire national de la démographie des professions de santé doit prendre en compte l’âge des praticiens installés, leur activité médicale de soins, leur participation à la permanence des soins. Cela doit se faire en pleine concertation avec les territoires qui connaissent parfaitement les besoins. »

Christian Estrosi, maire de Nice et président de la Métropole Nice Côte d’Azur

La situation démographique, est selon Christian Estrosi, un critère essentiel à prendre en compte dans les calculs de répartition. Son territoire est composé d’une population âgée en forte augmentation dont la consommation de soins est conséquente. Une problématique qui s’ajoute à des médecins au bord du départ à la retraite qui attendent des remplaçants. « Plus de la moitié des médecins installés sur notre territoire ont entre 60 et 74 ans« , mentionne-t-il.

Une répartition territoriale contestée

L’édile niçois déplore que Nice, 5e ville de France ait la possibilité de former moins d’internes que Dijon et ses 158 000 habitants ou encore que Poitiers et ses 89 000 habitants. Ces dernières ont toutes les deux le droit de former 261 internes. La répartition entre Marseille et Nice est également un point de discorde.

« Je demande de manière urgente à ce que le nombre d’internes proposé par notre Université Côte d’Azur soit pris en compte, soit 245 pour l’année 2024, et que la pondération soit revue entre nos deux grandes métropoles Nice et Marseille pour les années à venir. » La cité phocéenne se voit attribuer plus de 70% des internes de la région.

Christian Estrosi n’en est pas à son premier coup d’essai. Déjà en juillet dernier, il avait entrepris d’interpeller les ministères, ayant obtenu 171 postes au Journal Officiel. « Aucune réponse ni argumentaire ne nous avait été faits en retour. J’espère aujourd’hui être entendu afin de continuer à apporter à nos concitoyens une offre de soins de qualité », conclut-il.

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