Alors que le mouvement de mobilisation se poursuit dans l’enseignement supérieur, les accès au campus Carlone de l’université Côte d’Azur restent bloqués ce lundi 2 novembre. Seul campus universitaire bloqué dans les Alpes-Maritimes, le site compte une trentaine de manifestants selon la préfecture. Une situation qui pénalise les étudiants souhaitant suivre les cours et suscite des inquiétudes à l’approche des prochaines évaluations.
Le blocus des lycées se poursuit avec parcimonie à Nice. Ce lundi matin, des étudiants mobilisés ont bloqué les différentes entrées du campus Carlone, empêchant leurs camarades d’accéder aux bâtiments. Un cordon de manifestants, se tenant par les mains, a notamment été mis en place pour empêcher toute entrée.
Une seconde entrée, qui permettait temporairement de rejoindre l’université, a également été bloquée au cours de la matinée. Les étudiants souhaitant assister aux cours se sont ainsi retrouvés dans l’impossibilité de rejoindre leurs salles.
Une trentaine de manifestants étaient présents à l’intérieur de l’établissement pour maintenir le blocage. Le campus Carlone figure parmi les sites les plus mobilisés à Nice depuis le début du mouvement. Dans les Alpes-Maritimes, aucun autre campus universitaire ne fait actuellement l’objet d’un blocus.
Des retards de cours qui inquiètent les étudiants à l’approche des examens
Face à cette situation, certains étudiants font part de leur frustration. Si certains comprennent les revendications portées par les manifestants, le blocage les empêche de poursuivre normalement leur formation. Les conséquences commencent notamment à se faire sentir dans certaines filières, où plusieurs semaines de cours n’ont pas pu avoir lieu.
Dans certaines matières, les étudiants indiquent ne pas avoir bénéficié d’enseignement depuis plus d’un mois. Une situation d’autant plus préoccupante que des évaluations approchent. Le calendrier des contrôles devient ainsi plus difficile à gérer avec les enseignements manquants.
Les démarches entreprises auprès des enseignants n’ont, selon plusieurs étudiants, pas permis de trouver de solution. Malgré les sollicitations adressées par mail, les cours annulés n’ont pas été rattrapés à ce stade. Le retard pédagogique s’ajoute donc aux difficultés liées à la tenue des évaluations.
Au-delà des conséquences scolaires, certains élèves estiment que la mobilisation ne devrait pas empêcher ceux qui le souhaitent de suivre les enseignements. Sans remettre nécessairement en cause les revendications du mouvement, ces étudiants demandent à pouvoir accéder aux bâtiments et poursuivre leur année universitaire dans des conditions normales.
Le gouvernement avait annoncé plusieurs mesures pour l’éducation
La mobilisation intervient également après plusieurs annonces gouvernementales présentées la semaine dernière. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, avait notamment annoncé une évolution importante de Parcoursup en 2027, avant un remplacement de la plateforme en 2028.
De son côté, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, avait confirmé l’annulation de 836 suppressions de postes prévues dans le second degré public et la création de 500 postes supplémentaires dans les lycées. Le gouvernement avait également annoncé un milliard d’euros pour la rénovation des universités, la création de 15 000 places dans l’enseignement supérieur et l’indexation des bourses sur critères sociaux sur l’inflation à partir de 2027.
Édouard Geffray évoque des blocus de lycées résiduels au niveau national
Au niveau national, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a estimé ce lundi 2 novembre sur France Inter que les blocages de lycées restaient limités. « C’est, a priori, assez résiduel, quelques-uns en Île-de-France, quelques-uns dans le Nord, un ou deux à Toulouse, on est sur des choses qui sont pour l’instant très résiduelles », a-t-il déclaré.
Le ministre a également appelé à préserver la possibilité pour les élèves de suivre les enseignements. « On ne peut pas empêcher ses camarades d’aller en cours », a-t-il insisté. Édouard Geffray a notamment rappelé que certains lycéens préparant le baccalauréat n’avaient pas bénéficié de cours depuis quatre ou cinq semaines, faisant peser un risque sur leur année scolaire.
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