Après deux semaines de trêve, Nissa Rugby s’apprête à recevoir l’USO Nevers ce vendredi au stade Marcel-Volot. Entre la nécessité comptable de s’imposer à domicile et la méfiance légitime envers une lanterne rouge accrocheuse, l’heure est au pragmatisme et à la rigueur pour les Maralpins.
Le bilan du premier bloc est comptablement lourd. Avec une seule petite victoire au compteur pour quatre défaites, la coupure de quinze jours s’est imposée comme une nécessité pour oxygéner les têtes, recharger les organismes et remettre les principes de jeu à plat.
À l’aube d’aborder la 6ème journée de championnat et d’entamer ce deuxième bloc de Pro D2, le Nissa Rugby pointe à la 14ème place du championnat. Un rang qui exige un résultat comptable immédiat à la maison après une défaite à Dax en infériorité numérique. Même si l’adversaire du week-end affiche un profil « coupe-gorge » il faudra faire un match plein pour ne pas se laisser surprendre. L’USO Nevers, lanterne rouge, est lui aussi dans l’urgence de ramener des points précieux qui compteront en fin de saison.
Nevers en trompe-l’œil
Si la lanterne rouge nivernaise inquiète en Bourgogne, le contenu de ses prestations impose le doute à Nice. Les dénouements cruels concédés dans les ultimes instants ont masqué un niveau de jeu bien supérieur à leur position actuelle.
« Leur classement ne reflète pas forcément leur niveau, prévient le troisième ligne Arthur Vignolles. Ils ont perdu beaucoup de matchs en fin de rencontre, mais ils ont su poser des problèmes à tout le monde sur ce début de saison. Ce sera un très gros match avec beaucoup d’engagement. »
Un constat partagé par le directeur sportif Matthew Clarkin, pour qui se fier au classement serait une grave erreur. « Ils n’ont pas gagné, mais ils ne sont largués par personne. On a vu dans tous leurs matchs qu’ils étaient compétitifs. On attend une opposition très sérieusement contestée. »
Rectifier le tir dans le money time
Si Nevers flanche en fin de partie, Nissa Rugby traîne des maux similaires. Les récents revers subis notamment contre Grenoble restent en travers de la gorge. En cause, une fragilité chronique dans la gestion des fins de match et une indiscipline étouffante. Sur le premier bloc, le collectif niçois a disputé une grande partie de son temps de jeu en infériorité numérique.
« Il faut qu’on soit plus durs envers nous-mêmes et qu’on arrive à compenser ces petites erreurs », reconnaît Arthur Vignolles. Matthew Clarkin insiste quant à lui sur la maturité collective nécessaire pour faire tourner le compteur : « L’indiscipline complique largement les stratégies qu’on veut mettre en place. Quand la pression monte, il faut qu’on ait plus de confiance dans nos systèmes et dans notre collectif pour traverser ces tempêtes. »
La conquête comme boussole
Pour faire basculer les détails du bon côté et effacer ce début de saison mitigé, Nice compte s’appuyer sur ses certitudes. Privé de quelques éléments en phase de reprise, le groupe a profité de la trêve pour recharger les batteries et verrouiller ses fondamentaux.
Pour le deuxième ligne sud-africain Christiaan Van der Merwe, la clé de la rencontre résidera dans la domination des phases statiques et la gestion de la concentration. « La touche et la mêlée, on va commencer par ça. Il faut rester sur nos points forts et ne rien lâcher jusqu’à la 80ᵉ minute. Parfois, on a tendance à être trop confiants quand on mène. Il va falloir prendre le match étape par étape. »
Ce vendredi, la mission est simple : prendre des points pour se donner de l’air et reprendre confiance mais aussi pour soulager les 3 000 supporters attendus. Coup d’envoi à 19h30 sur la pelouse de Marcel-Volot.
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