Éric Ciotti annonce vouloir faire payer les dégâts dans les lycées aux parents des casseurs

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Après les incidents survenus jeudi autour de plusieurs lycées des Alpes-Maritimes, le maire de Nice Éric Ciotti réclame des sanctions financières contre les familles des jeunes impliqués dans les dégradations. L’élu UDR demande également des mesures concernant les allocations et les logements sociaux.

Les mobilisations lycéennes qui touchent le pays depuis lundi ont suscité une réaction d’Éric Ciotti. Sur X, le maire de Nice a réagi à une publication montrant un incendie dans un lycée de Rouen. Le président de l’Union des droites pour la République (UDR) demande que les familles des jeunes responsables de dégradations prennent en charge les réparations.

« Les parents des casseurs doivent payer les réparations des dégâts dans les lycées », écrit Éric Ciotti. La proposition vise les familles des personnes mises en cause dans les dégradations commises au cours des mobilisations.

Le maire de Nice demande également des sanctions administratives. « Leurs allocations sociales et logements sociaux, si bénéficiaires, doivent être coupées et retirés. Ce n’est pas au contribuable de payer ! », affirme Éric Ciotti dans la même publication.

Le dispositif de sécurité renforcé ce jeudi dans les Alpes-Maritimes

Face aux tensions apparues autour des établissements scolaires, le préfet des Alpes-Maritimes Jean-Marie Girier avait annoncé dès mercredi un renforcement du dispositif de sécurité pour jeudi 1er octobre. « Quelles que soient les revendications, rien ne justifie la violence. Les manifestations aux abords des lycées ont changé de visage : les casseurs ont prix la place des lycéens. Face à ces violences inacceptables, le dispositif de maintien de l’ordre sera renforcé avec des CRS », avait déclaré le préfet.

Des mesures d’interdiction concernaient notamment la détention, le transport et l’usage de produits explosifs, de matières combustibles ou corrosives, ainsi que de pétards et de mortiers. Des renforts policiers devaient également être déployés aux abords des établissements concernés.

Jean-Marie Girier avait aussi appelé les parents à « rappeler à leurs enfants de ne pas se mêle aux casseurs », afin de leur éviter « les lourdes conséquences judiciaires et disciplinaires auxquelles ils s’exposent. »

Jeudi, plusieurs établissements des Alpes-Maritimes ont pourtant été perturbés. Des rassemblements ont eu lieu aux abords des lycées, tandis que la préfecture a signalé la présence de personnes extérieures aux mobilisations.

Selon le bilan communiqué par la préfecture, 72 personnes ont été interpellées au cours de la journée. Des jets de mortiers et de projectiles, des incendies volontaires, des dégradations et des infractions liées au port d’armes ont notamment été relevés.

Depuis le début du mouvement, le nombre total d’interpellations atteint 174 dans les Alpes-Maritimes. Trois sections de CRS sont également intervenues à Nice en renfort des effectifs départementaux de la Police nationale.

Une cellule de coordination réunie ce vendredi à Nice

Dans ce contexte, Éric Ciotti présidera ce vendredi 2 octobre une cellule de coordination au Centre de Supervision Urbain de Nice.

Cette réunion doit permettre de coordonner l’action des différents services municipaux et métropolitains susceptibles d’intervenir en cas de nouvelles perturbations de l’ordre public.

L’objectif consiste à anticiper d’éventuels nouveaux blocages ou débordements et à organiser la réponse des services de la Ville de Nice et de la Métropole Nice Côte d’Azur.

Dans le même temps, Éric Ciotti cible également ceux qu’il présente comme les responsables des violences survenues en marge des blocages de lycées : « Les gourous d’ultragauche derrière les violences doivent être condamnés avec une sévérité absolue. » Un message que le président de l’UDR avait déjà rappelé dans la semaine au moment de la publication d’une vidéo montrant le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko exprimant son soutien aux lycéens manifestant : « La violence, à un moment donné, elle peut être légitime aussi. Mais à chaque fois qu’on peut l’éviter, c’est mieux. »

Dès ce vendredi 2 octobre, 24 lycées situés à Nice, Cannes, Antibes, Cagnes-sur-Mer, Menton et Grasse passeront en enseignement à distance. Cette décision intervient après la journée de mobilisation et les incidents constatés jeudi dans le département.

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