Rentrée universitaire 2026 : l’Université Côte d’Azur déploie de nouveaux dispositifs d’accompagnement

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Pour cette rentrée 2026-2027, l’Université Côte d’Azur veut mettre l’accent sur l’accompagnement des étudiants. Précarité, santé mentale, adaptation des parcours, intelligence artificielle : l’établissement a annoncé plusieurs nouveaux dispositifs, tout en dévoilant son plan stratégique à l’horizon 2030.

Avec environ 34 300 étudiants attendus, soit une hausse de 3 à 4 % en un an, l’université poursuit sa croissance. La pression reste également forte à l’entrée : 105 000 vœux ont été confirmés sur Parcoursup et près de 60 000 sur Mon Master. Les filières comme l’accès santé, la psychologie, le droit, l’économie-gestion ou encore les STAPS restent particulièrement demandées.

Pour Jeanick Brisswalter, président d’Université Côte d’Azur, l’enjeu dépasse toutefois les seuls résultats académiques. « L’université, ce n’est pas simplement avoir un diplôme, c’est une expérience étudiante, académique, sportive, culturelle, humaine, citoyenne », rappelle-t-il.

Des mesures renforcées contre la précarité

Face aux difficultés sociales rencontrées par certains étudiants, l’université renforce son accompagnement. En complément des dispositifs du CROUS, le service social pourra attribuer des bons d’achat de 50 € jusqu’à deux fois par an, aux étudiants en situation critique.

Le dispositif des frigos solidaires s’étend également au campus de Sophia Antipolis. Alimentés par les invendus du CROUS, ils permettent de répondre aux besoins alimentaires tout en limitant le gaspillage.

La fracture numérique fait-elle aussi partie des priorités. Le 7 octobre, 25 ordinateurs portables reconditionnés seront donnés à des étudiants en situation de précarité, grâce à des partenariats avec la Banque du Numérique et Emmaüs Connect.

La santé mentale n’est pas oubliée. Quinze sessions de formation aux Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) seront proposées aux étudiants et aux personnels. Une formation obligatoire sur les risques festifs, notamment les addictions et les risques liés à la consommation d’alcool, concernera également les bureaux des étudiants. Un projet de congé menstruel, pouvant permettre jusqu’à dix jours d’absence par an, est enfin à l’étude.

Des études adaptées aux profils des étudiants

L’université mise aussi sur davantage de souplesse dans les parcours. Le dispositif FlexÉtudes prend désormais en compte 20 statuts particuliers, parmi lesquels les étudiants salariés, artistes, sportifs de haut niveau, aidants, entrepreneurs ou encore étudiants en situation de handicap.

Environ 3 000 étudiants pourraient bénéficier d’aménagements des évaluations, des calendriers ou des cursus. « Les étudiants sont de plus en plus hétérogènes sur leurs besoins, sur leurs statuts », explique Ali Douai, vice-président Formation et Innovation pédagogique. L’objectif est de faire en sorte que « le parcours d’études ne soit pas perçu comme quelque chose d’orthogonal par rapport à la vie. »

Dans les sept portails de licence, un nouvel écosystème d’accompagnement à la réussite doit également proposer un accueil personnalisé, tutorat, tests de positionnement et aide à la réorientation.

Tous les étudiants formés à l’intelligence artificielle

Autre changement majeur : l’IA s’installe désormais dans les formations. À travers l’École Française de l’IA, l’université prévoit une formation pour tous ses étudiants, avec des contenus adaptés à chaque discipline. « Tous nos étudiants sont formés à l’intelligence artificielle, quel que soit le parcours », affirme Jeanick Brisswalter.

Cette généralisation s’accompagne d’une charte déontologique encadrant l’utilisation de l’IA générative dans les évaluations, notamment en matière de transparence et d’intégrité académique.

Enfin, cette rentrée marque le lancement du plan stratégique 2026-2030, construit autour de neuf chantiers et de quatre transformations : les savoirs, les parcours, les territoires et l’institution. Cette volonté de faire évoluer l’université, Jeanick Brisswalter la résume ainsi : « Une université qui ne bouge pas aujourd’hui, c’est une université qui meurt. »

Trois brochures de l’Université Côte d’Azur posées sur une table en bois : une plaquette bleue institutionnelle, le dossier de presse de la rentrée 2026 avec trois étudiants en couverture, et le « Guide Science Azur » illustré.
Photo : Elsa Amet

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