Interpellé mercredi à Calais, un homme né en 1990 a été mis en examen vendredi 18 septembre dans l’affaire de la tête de cochon déposée devant le domicile de Christian Estrosi à Nice. Trois chefs de mise en examen ont été retenus, dont la « provocation à la haine ou la violence. » Le suspect a été placé en détention provisoire.
Un nouveau suspect a été mis en examen dans l’affaire de la tête de cochon déposée devant le domicile privé de Christian Estrosi à Nice, le 27 février dernier. Interpellé mercredi à Calais sur mandat de recherche, l’homme né en 1990 a été présenté au magistrat instructeur ce vendredi 18 septembre.
Selon le parquet de Nice, le suspect possède les nationalités britannique et tunisienne. Se présentant comme domicilié à Londres, l’homme exerce une activité de chef d’entreprise. L’audition a notamment permis d’établir que le suspect reconnaît connaître certaines personnes déjà mises en cause dans la procédure.
Le principal élément reconnu concerne l’achat de la tête de cochon. Le suspect a admis avoir « directement participé à l’achat de la tête de cochon. » En revanche, toute implication dans des faits délictueux est contestée.
Trois chefs de mise en examen
Présenté à la justice dans le cadre d’un mandat d’amener, le suspect a été mis en examen pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre un ou plusieurs délits punis de moins de cinq ans », « provocation à la haine ou la violence » et « violences sur élu. » Conformément aux réquisitions du parquet de Nice, un placement en détention provisoire a ensuite été décidé.
L’affaire avait débuté le 27 février, en pleine campagne pour les élections municipales. Une tête de porc avait été déposée devant le domicile de Christian Estrosi et de son épouse. Une affiche insultante et une étoile de David accompagnaient alors la tête de cochon.
Deux personnes soupçonnées d’avoir organisé le commando étaient depuis activement recherchées. L’interpellation réalisée à Calais constitue donc une nouvelle étape dans les investigations menées par la justice.
Quatre autres personnes déjà mises en examen
Quatre autres personnes ont déjà été mises en examen dans cette procédure. Deux hommes de nationalité tunisienne avaient été interpellés début mars. Deux proches du couple Estrosi ont également été mis en cause, dont un ancien policier de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Quatre autres individus avaient par ailleurs été placées en garde à vue, dont deux femmes, sans qu’une mise en examen soit annoncée les concernant.
Les investigations se poursuivent afin de déterminer précisément les responsabilités de chacun dans cette affaire. Le suspect interpellé à Calais demeure présumé innocent.
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