Les ultimes espoirs de l’AS Monaco d’obtenir un engagement en Nationale 1 se sont définitivement envolés ce vendredi. Le CNOSF a confirmé l’avis défavorable de la Fédération française de basket, plongeant le champion de France 2026 vers la perte de son statut professionnel et une possible liquidation.
La décision était malheureusement attendue. Ce vendredi, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), l’instance de conciliation, a confirmé l’avis défavorable de la Fédération française de basket, pris samedi 12 septembre, concernant l’engagement de l’AS Monaco en Nationale 1, le troisième niveau du basket français.
Sauf ultime recours auprès du Tribunal administratif, le club champion de France 2026 semble donc condamné à perdre son statut professionnel. La société anonyme se dirige ainsi vers la liquidation.
Cette issue intervient après plusieurs décisions défavorables concernant l’avenir sportif de l’AS Monaco. La Fédération française de basket avait déjà refusé l’engagement du club en Nationale 1. Le recours devant le CNOSF constituait alors l’une des dernières possibilités pour obtenir une place en troisième division.
La décision du conciliateur ferme désormais cette voie. Un éventuel recours auprès du Tribunal administratif constitue le dernier levier juridique évoqué à ce stade.
Cette situation intervient quelques mois seulement après une saison 2025-2026 conclue avec quatre titres remportés en France par la Roca Team. Le club se retrouve désormais sans engagement dans les championnats professionnels et sans solution validée pour intégrer la Nationale 1 dont le championnat démarre ce soir. Il était par conséquent difficile d’imaginer un revirement de situation positif en seulement quelques heures après des semaines de bataille sur le volet judiciaire. Pour l’heure le club n’a toujours pas réagi a cette annonce.
« On perd une locomotive » : Philippe Ausseur réagit à l’absence de Monaco
La situation de l’AS Monaco Basket suscite également une réaction au sein de la Ligue nationale de basket. Son président Philippe Ausseur a regretté auprès de l’AFP la disparition annoncée du club du basket professionnel français. « On ne peut être que déçu, comme de la disparition du Portel, une place forte du basket. Avec Monaco, on perd une locomotive. Après, on peut critiquer ce qu’était cette locomotive, et la Ligue ne s’est pas privée de le faire. J’avais dit (en cours de saison dernière) que l’équipe était magnifique mais que Monaco ne tenait pas la route au niveau de la gouvernance, de son modèle économique et administratif. »
Interrogé sur les quatre titres remportés lors de la saison 2025-2026, Philippe Ausseur estime que l’expression « titres à crédit » serait inexacte. « Le Monaco de la fin de saison a réglé toutes ses dettes, envers la Ligue, ses fournisseurs et les joueurs. En tout cas les salaires officiels, validés par la Ligue. Au travers de l’aide de l’État monégasque, mais quand on dit + titres à crédit +, on a tort. Et si le club est liquidé, s’il ne peut être inscrit en championnat, ce n’est pas parce qu’il est rattrapé par ses dettes. »
Le président de la LNB revient également sur le rôle de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCCG) : « Je ne pense pas qu’on puisse dire que la Ligue et la DNCCG ont été trompées. Elles se sont inscrites dans une forme de récurrence : que le contexte précédent allait perdurer (que le propriétaire Aleksej Fedoricsev allait pouvoir éponger les dettes comme les saisons précédentes, NDLR). Or, M. Fedoricsev n’a plus été en mesure de payer en raison d’un aléa. »
Philippe Ausseur estime que cette situation a conduit la DNCCG à renforcer ses exigences financières. « Il faut maintenant que tout ou partie des fonds soit là, ou qu’il y ait une garantie bancaire d’une telle solidité que ça revient au même. » Le président de la LNB reconnaît aussi avoir annoncé trop tôt que Monaco était sauvé, avant la décision de la chambre d’appel fédérale.Pour la Ligue nationale de basket, la disparition de Monaco du basket professionnel français intervient alors que la LNB souhaite poursuivre son développement. Philippe Ausseur souligne notamment les affluences, les recettes de sponsoring et la situation financière de plusieurs clubs.
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