À l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la traite des êtres humains, la ville de Nice accueillera, le 3 août, une soirée ouverte au public au Centre Universitaire Méditerranéen. Au programme : une table ronde consacrée à la lutte contre l’exploitation des êtres humains, un échange avec le neuropsychiatre Boris Cyrulnik et l’avant-première du court métrage Woman on Rope, porté par l’Artiste de l’UNESCO pour la Paix Guila Clara Kessous.
À l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la traite des êtres humains, célébrée chaque année par les Nations unies, la ville de Nice organisera une soirée de sensibilisation le lundi 3 août 2026 au Centre Universitaire Méditerranéen. L’événement, gratuit et ouvert au public sur réservation avant le 30 juillet, réunira des représentants des institutions, du monde associatif et de la défense des droits humains.
Cette initiative est portée par la ville de Nice, Guila Clara Kessous, Artiste de l’UNESCO pour la Paix, et le Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de la Côte d’Azur. L’objectif consiste à proposer un temps d’échange consacré à la lutte contre la traite des êtres humains, à la protection des victimes, aux actions de prévention ainsi qu’aux réponses collectives face à ce phénomène.
Une table ronde réunira plusieurs personnalités autour des enjeux liés à l’exploitation des êtres humains. Les échanges aborderont notamment la résilience des victimes, les dispositifs de protection et les moyens de renforcer la mobilisation contre ce crime qui touche des millions de personnes dans le monde.
Woman on Rope, un plaidoyer artistique pour les droits des femmes
La soirée sera également marquée par l’avant-première du court métrage Woman on Rope (« Quand les femmes s’élèvent, l’humanité progresse »). Ce film, signé par Guila Clara Kessous, réalisé par Aurélia Khazan et produit par Khen Thanh Nhat, a été primé au Festival de Cannes. Le projet a également reçu le soutien de l’actrice Sharon Stone.
À travers cette œuvre, Guila Clara Kessous transforme une ascension à la corde en une métaphore des combats menés pour les droits des femmes. Le court métrage retrace les avancées, les reculs et les défis qui ont marqué cette histoire, des premiers textes féministes jusqu’aux restrictions récentes imposées en Afghanistan ou en Iran. Tourné entre New York, Genève et le siège de l’UNESCO à Paris, Woman on Rope adopte une approche artistique pour mettre en lumière les parcours de résilience, de reconstruction et de liberté des personnes confrontées à l’exploitation et aux violences liées à la traite des êtres humains.
Construit en plusieurs chapitres visuels, le film associe différentes périodes de l’histoire à des combats menés dans plusieurs pays. Chaque séquence est accompagnée d’une voix féminine dans sa langue d’origine afin de rappeler le caractère universel de ces luttes. Au terme de cette ascension symbolique, un lâcher de colombes blanches vient porter un message de paix et d’égalité. Après une présentation au Festival de Cannes, Woman on Rope poursuivra sa diffusion dans plusieurs institutions internationales, notamment à l’ONU, au Sénat français et dans différents lieux diplomatiques.
Une projection suivie d’échanges avec le public
La projection sera suivie d’un échange entre les intervenants et le public afin de prolonger la réflexion autour des solutions permettant de renforcer la lutte contre la traite des êtres humains. Cette discussion permettra d’aborder les enjeux de prévention, de protection des victimes et de mobilisation collective face à un phénomène qui touche des millions de personnes dans le monde.
Au cours de la soirée, Guila Clara Kessous échangera également avec le neuropsychiatre et auteur Boris Cyrulnik autour de son dernier ouvrage, Au saccage des petits bonheurs. Cette rencontre reviendra sur les conséquences des traumatismes liés à la traite des êtres humains, les mécanismes de résilience qui permettent aux victimes de se reconstruire ainsi que le rôle des liens humains, de la solidarité et de l’engagement collectif pour restaurer la dignité des personnes ayant subi l’exploitation.
La rencontre se déroulera le lundi 3 août 2026 à 19h30, dans la salle Albert Camus du Centre Universitaire Méditerranéen, situé au 65 Promenade des Anglais à Nice. L’entrée est gratuite, dans la limite des places disponibles. Une réservation est toutefois obligatoire avant le 30 juillet.
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