Le Conseil métropolitain a voté quatre mesures très attendues avant l’été

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Réuni pour la dernière fois avant la rentrée de septembre, le Conseil métropolitain a confirmé l’arrivée d’un nouveau règlement pour les meublés touristiques et tranché sur des mesures écologiques attendues.

A l’occasion du Conseil métropolitain du 22 juin, la Métropole Nice Côte d’Azur a parlé finances publiques, logement et budget. En amont de la traditionnelle pause estivale, les élus métropolitains ont abordé non sans écueil des sujets de circonstance comme la question épineuse de la régulation des meublés touristiques.

Un mois supplémentaire de location pour les propriétaires de meublés touristiques

Dans un calendrier in extremis pour les propriétaires, la Métropole a confirmé l’issue des débats houleux du conseil municipal du vendredi 19 juin, en passant de 90 à 120 jours de location meublée touristique autorisés pour une résidence principale, dans l’attente de l’élaboration d’une règlementation métropolitaine définitive et applicable — la précédente ayant été suspendue le 29 janvier dernier par Christian Estrosi.

Si la durée de location augmente provisoirement, le nombre de meublés touristiques devrait, lui, diminuer d’ici la fin de l’année. Une stratégie de rétrécissement supposée temporaire du parc qui ne convainc pas tout le monde : « Les quartiers populaires où les classes moyennes peinent déjà à se loger devront supporter davantage de meublés touristiques », déplore l’élu socialiste Patrick Allemand, faisant référence au Vieux-Nice et au centre-ville, quartiers particulièrement touchés par le phénomène (enregistrant tous deux respectivement +23% et +7% de logements de ce type), pendant que les quartiers du Port et du Mont Boron semblent épargnés en enregistrant une baisse de 10% des locations courte durée. Le constat de ce déséquilibre est partagé par l’ensemble du groupe d’opposition de gauche. 

Le nouveau règlement métropolitain définitif devrait voir le jour en 2027 a promis l’édile. Eric Ciotti déclare ne pas souhaiter « ouvrir les vannes » du marché de la location de meublés touristiques dans l’entre-temps.

Réduction des frais de déplacement et de séjour des élus métropolitains

Un ultime conseil placé sous le signe de la sobriété en matière de dépenses publiques. La Métropole a acté sa « politique de sobriété et de maîtrise des dépenses publiques » en votant la baisse des plafonds de remboursement des repas et des hébergements des élus

La nouvelle mandature a instauré une baisse d’un tiers du forfait de remboursement fixé pour les repas des élus, passant de 30 euros à 20 euros. Un projet approuvé à l’unanimité.

Ce vote s’accompagne d’une nouvelle mesure de vente aux enchères publique cédant huit véhicules inutilisés par la Métropole aux plus offrants. Seize autres voitures, en meilleur état, seront proposées à la vente aux agents de la Métropole et de la Ville uniquement. 

Ce tri considérable s’inscrit dans le « grand plan d’économies » dessiné par Eric Ciotti à l’aube de sa prise de fonctions. Sur l’objectif de « 60 millions d’euros d’économies destinés à financer la baisse de la fiscalité (…) la cession d’un certain nombre de véhicules de fonction devait permettre une économie totale estimée à 500 000 euros » a précisé la Métropole dans un communiqué.

L’adoption du Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) 2026-2032

Le Conseil métropolitain a voté la création d’un réseau thermique urbain alimenté par la thalassothermie, une technologie qui transforme l’eau froide puisée dans la mer en énergie pouvant chauffer ou refroidir les logements. L’idée s’inspire de systèmes similaires existant à Monaco ou encore à Beaulieu-sur-Mer. Le futur réseau devrait permettre de fournir une énergie plus durable à une partie de la ville s’étendant du Vieux-Nice jusqu’à l’entrée de la voie Matisse, en passant par le Port.

Le PCAET visant à accélérer la transition écologique de la Métropole a été voté à l’unanimité. Il s’agit du troisième PCAET mis en place par l’établissement public depuis 2013. Pour l’adjoint délégué à l’environnement Jean-Marc Governatori, « il n’y aura pas match entre les résultats de l’ancien plan et du nouveau. »

Au programme, des mesures visant à améliorer les modes de déplacement ainsi que la qualité de l’air en limitant l’émission de gaz à effet de serre (GES). Une grande concertation s’est tenue pendant trois mois afin de co-construire ce plan avec les habitants de la Métropole.

L’élue écologiste Juliette Chesnel-Le Roux émet toutefois quelques réserves sur la volonté de concrétisation de ce plan. Rappelant successivement l’abandon du prolongement de la ligne 4 du tramway et l’alerte à la pollution atmosphérique du 28 mai dernier, l’élue a mis en lumière le souhait de la municipalité d’accroître l’activité de l’aéroport tandis que le volume du transport côtier génère déjà 45% des émissions de GES sur le territoire.

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