Ce lundi 15 juin, un dispositif d’aide à la sortie d’eau à Nice a été présenté en compagnie d’Éric Ciotti. Un agencement dont le déploiement a été élargi sur l’ensemble du littoral. L’objectif étant de renforcer l’accessibilité et la sécurité des usagers.
Un dispositif destiné aux personnes à mobilité réduite
C’est depuis la plage des Ponchettes qu’Éric Ciotti a pris la parole, tandis qu’une baigneuse illustrait concrètement l’utilité des cordes.
Ce dispositif est simple et peu coûteux, mais surtout, il répond à une demande forte des Niçois, notamment des personnes âgées et à mobilité réduite, souvent confrontées à la difficulté des galets. « C’est le charme de la Baie des Anges, mais ce qui, des fois, complique un peu la sortie de l’eau, notamment quand il y a des mouvements, quand il y a de la houle », a rappelé le maire.
Ancrée sur la plage et descendant jusqu’à l’eau, la corde permet ainsi aux baigneurs d’avoir un point d’appui pour remonter le dénivelé de galets.
Comme l’explique le sapeur pompier professionnel Bertazzo, chef de centre du CIS Tour Rouge et responsable de la surveillance des baignades sur la compagnie de Nice : « cette corde permet de soutenir la personne et d’avoir un point d’appui pour faciliter la remontée. […] On est en traction sur les bras, c’est une traction légère, et d’être sur ses pieds en appui, ça permet d’avoir cette stabilité. »

Un “geste de proximité”
Le système était déjà installé avec six points d’ancrage sur la baie des Anges, auxquels la ville à décidé d’en ajouter dix, positionnés devant chaque poste de secours du littoral.
Sa période d’installation est également allongée puisque le dispositif sera disponible jusqu’à la fin du mois de septembre. « J’avais pris l’engagement de quasiment doubler ce dispositif simple, peu coûteux, d’accès à la mer », a souligné Éric Ciotti.
Le choix d’installer les cordes dans l’axe direct des postes de secours a un sens concret. « Elles concernent ce public qui a déjà besoin de sécurité », explique le sapeur pompier Bertazzo.
En cas de difficulté, les maîtres-nageurs sauveteurs peuvent intervenir rapidement. Une intervention type mobilise trois personnels par poste, avec un chef de poste qui coordonne, une embarcation en appui, et derrière, tout un dispositif terrestre avec infirmier, ou engin de secourisme.

Une réalité du terrain bien connue des secouristes
Sur le terrain, le sapeur pompier Bertazzo confirme. Sous son commandement, ce sont 13 postes de secours qui sont gérés (dix à Nice, deux à Beaulieu-sur-Mer) et une embarcation en appui. Il décrit une réalité bien connue de ses équipes : « on les voyait remonter à quatre pattes. Donc nous ce qu’on faisait, c’est qu’on descendait les aider. »
Marie-André, touriste à Nice pour la deuxième fois, se souvient justement de sa première visite. Elle décrit qu’elle a eu « beaucoup de difficultés à entrer et à sortir de l’eau.” Cette fois, la découverte du câble a tout changé : « quand j’ai vu le câble, j’ai fait comme : ah, ça c’est pour moi. »
Pour elle, l’enjeu va au-delà du simple confort : « ça nous sécurise. On est certain qu’on ne se fera pas mal quelque part et qu’on va être capable de retourner à l’hôtel sans être blessé. »
Et après septembre ?
La question d’un maintien des cordes au-delà de la saison estivale a été posée. Le maire s’est montré ouvert : « on va évaluer, et si dans certains endroits on peut les laisser toute l’année, c’est quelque chose qu’on envisagera. »
La reconfiguration hivernale des plages et l’absence des postes de secours compliquent cependant une extension permanente.
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