À un mois de la validation de la carte des sites des Jeux olympiques d’hiver 2030, l’avenir des épreuves de glace à Nice reste incertain. Le CIO pousse désormais en faveur d’un regroupement à Lyon. Éric Ciotti dénonce des « revirements permanents » tandis que Charles-Ange Ginésy confirme le soutien financier du Département des Alpes-Maritimes aux infrastructures niçoises.
La bataille autour du pôle glace des Jeux olympiques d’hiver 2030 prend une nouvelle tournure. Une réunion de concertation sur la carte des sites doit se tenir ce vendredi 29 mai. Mais à Nice, les inquiétudes grandissent. Lyon apparaît désormais comme une alternative crédible pour accueillir les épreuves de hockey sur glace, pourtant promises à la capitale azuréenne il y a encore quelques mois.
Le Comité international olympique pousse en faveur d’un regroupement des épreuves de glace dans la métropole lyonnaise. Une orientation encouragée par la Fédération internationale de hockey sur glace, opposée à une séparation entre les tournois masculins et féminins.
Depuis l’élection d’Éric Ciotti à la mairie de Nice le 22 mars dernier, le dossier s’est tendu. Le maire refuse toujours l’installation d’une patinoire temporaire dans le stade Allianz Riviera. Une solution qui immobiliserait l’enceinte pendant plusieurs mois.
Dans un communiqué, Éric Ciotti dénonce « des déclarations contradictoires » et des « scénarios (qui) changent sans cesse. » Le maire de Nice estime que « la présence même des Jeux à Nice soit remise en cause. »
Éric Ciotti affirme également que l’utilisation de l’Allianz Riviera ne durerait pas « quelques semaines », mais « au moins neuf mois, soit une saison entière de l’OGC Nice. » Une information confirmée, selon le communiqué, par Edgar Grospiron, président du COJOP, et Christophe de Kepper, directeur exécutif des Jeux olympiques au CIO.
Le maire de Nice assure aussi refuser « toute fuite en avant financière et tout gaspillage d’argent public. » Une lettre a été adressée au président de la République afin de dénoncer un dossier qui ne pourrait être guidé « ni par des considérations politiciennes ni par certains intérêts de grands groupes privés. »
Charles-Ange Ginésy confirme le soutien du Département des Alpes-Maritimes
Dans ce contexte tendu, Charles-Ange Ginésy apporte son soutien à Éric Ciotti. Lors de la séance plénière du vendredi 29 mai 2026, le département des Alpes-Maritimes a confirmé son engagement financier pour les infrastructures liées aux Jeux olympiques d’hiver 2030 à Nice.
Le président du département annonce un soutien pouvant atteindre 40 millions d’euros selon les projets retenus.
« Les Jeux Olympiques d’hiver 2030 constituent une formidable opportunité pour les Alpes-Maritimes ! », a déclaré Charles-Ange Ginésy. Le président du Département ajoute : « nous voulons que cet héritage olympique soit utile, durable et pleinement intégré à la dynamique sportive et touristique de notre département. »
Le département des Alpes-Maritimes affirme vouloir accompagner la création des équipements nécessaires à proximité de l’Allianz Riviera. La collectivité souhaite inscrire les Jeux dans « une logique de développement durable et d’intérêt territorial à long terme. »
Anthony Borré accuse Éric Ciotti d’avoir fragilisé la candidature de Nice
L’opposition municipale critique désormais ouvertement la gestion du dossier olympique. Anthony Borré, ancien premier adjoint de Christian Estrosi, estime que Nice risque de perdre les épreuves de glace à cause des positions défendues par Éric Ciotti. « Ce que Renaud Muselier et Christian Estrosi ont mis trois ans à construire, Éric Ciotti l’aura perdu en trois mois », affirme Anthony Borré.
L’ancien élu évoque également des conséquences économiques importantes pour le territoire. « C’est 400 millions d’euros d’investissements qui n’auront pas lieu à Nice, c’est 5 700 emplois qui ne seront pas créés, c’est une patinoire en moins, c’est 300 logements en moins […] Nice pourrait perdre 800 millions d’euros en retombées médiatiques », poursuit Anthony Borré.
Le dossier doit désormais être tranché avant la présentation officielle de la carte des sites des Alpes françaises 2030 devant le CIO, prévue les 24 et 25 juin à Lausanne. D’ici là, Lyon semble avoir pris une longueur d’avance dans la course au pôle glace des Jeux olympiques d’hiver 2030.
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